Un père et sa fille démontent, en deux messages, les clichés que rencontre la religion musulmane. Et ils font du bien à des milliers d'internautes

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À l’heure des remous politiques que connaissent les populations, dispersées aux quatre coins de la planète, Lamyaa, une jeune femme américaine originaire d’Arabie Saoudite, démontre encore une fois que la foi peut, et même doit rester une force, une liberté individuelle. Attaquée par un inconnu déclarant qu’elle serait frappée par son père si elle retirait son voile, cette jeune femme musulmane décide donc de demander son avis... au principal concerné ! 

Crédit photo : www.twitter.com/lxmyaa

 

Nous connaissons l’indignation qu’a suscitée en Europe, et outre-Atlantique, (et probablement même dans à peu près tous les états de la planète), le « Muslim Ban », un décret institué par Donald Trump le 27 janvier dernier, interdisant l’immigration des ressortissants de sept états « musulmans » (à savoir l’Irak, la Lybie, le Yémen, l’Iran, le Soudan, la Syrie et la Somalie). Un fracas politique et diplomatique qui avait engrangé des manifestations sans précédents et, sans surprise, déclenché un écœurement général parmi les individus appartenant à la religion musulmane (et pas que), ressortissants desdits pays ou non.

 

C’est dans ce climat conflictuel que la jeune femme de 17 ans prend part au débat, jusqu’à ce qu’un illustre inconnu décide de l’insulter, sa foi, son voile… et sa famille :

 « Arrête de défendre l’Islam et tais-toi, toi tu ne pourrais même pas enlever ton voile sinon ton père te botterait les fesses »

Crédit photo : www.twitter.com/lxmyaa

 

Profondément choquée par le message haineux, gratuit, sans fondement aucun, de l’individu qu’elle ne connaissait ni d’Ève ni d’Adam, Lamyaa a une idée. Celle de s’adresser… à son père : 

Crédit photo : www.twitter.com/lxmyaa

 

« - Papa, j’aimerais te dire quelque chose. 

- Dis-moi. Tout va bien ma chérie ? 

- Oui tout va bien. Mais je réfléchissais : j’aimerais retirer mon hijab. 

- Mon cœur, je ne dois pas décider de cela. Aucun homme ne doit prendre cette décision, si c’est ce que tu veux faire, alors vas-y, je te soutiendrai quoi qu’il arrive. Tout va bien ? Il s’est passé quelque chose ? »

 

Galvanisée par la réponse positive de son père, Lamyaa s’empresse de diffuser sur son compte Twitter, ce que beaucoup interprètent vite comme un message d’espoir, décidant par la même occasion de retweeter l’anecdote plus de 150 000 fois. Une impulsion positive qui en laisse pourtant certains de marbre, clamant que certaines femmes restaient toujours dans l'incapacité de retirer leur voile.

 

Une invective à laquelle Lamyaa a tenu à répondre :

 

« Beaucoup de personnes ont mal perçu mon tweet qui évoquait le fait que les femmes n’étaient pas obligées de porter le hijab. Je voudrais simplement dire que mon tweet n’avait pas de but précis. J’ai juste posté ce tweet et chacun est libre de le percevoir comme il veut. Oui, beaucoup de femmes sont forcées de porter le hijab. C’est horrible et je l’ai dénoncé plusieurs fois. Le hijab ne représente pas cette oppression, ce n’est pas pour cela que des femmes choisissent de le porter. J’ai personnellement choisi de porter le hijab pour moi-même, et pour Dieu. Je ne parle pas au nom des autres femmes. Je ne représente personne d’autre que moi. Dans tous les cas, je me battrai toujours pour les autres et cela me brise le cœur de savoir que certaines femmes n’ont pas la possibilité de faire ce qu’elles veulent de leur corps. »

 

La messe est dite.

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