Près de Bordeaux, un père de famille a appris la mort de son fils sans-abri quatre mois après son décès. Il doit désormais payer 3 800 euros de frais à la morgue.
Un père de famille a récemment vécu un drame. Son fils, un sans-abri âgé de 39 ans appelé Ange, a été retrouvé mort dans une voiture garée sur un parking. Malheureusement, le jeune homme souffrait de plusieurs addictions et n’avait plus de contact avec son père, qui vit dans le Doubs.
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Ainsi, ce dernier a appris la mort de son fils tardivement, quatre mois après sa mort, par l’intermédiaire d’amis. Il a alors contacté la mairie de Belfort, dont il est originaire, pour confirmer qu’un certificat de décès avait été créé pour son fils, ainsi que le CHU de Bordeaux, où le corps d’Ange était conservé.
3 800 euros de frais
C’est en ayant l’hôpital au téléphone que le père a appris qu’il devait payer 3 800 euros de frais à la morgue de l’établissement pour avoir conserver le corps d’Ange. Alors que des personnes ont décidé de jeter le corps de leur frère mort dans une poubelle pour ne pas payer ses obsèques, Ange allait être enterré au carré des indigents. Désespéré, le père de famille regrette de ne pas avoir été prévenu plus tôt.
La suite après cette vidéo“S’ils m’avaient prévenu dans les jours qui ont suivi son décès, je serais venu tout de suite et j’aurais réglé les choses avec les pompes funèbres”, a déclaré le père de famille selon Le Dauphiné.
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Des annonces tardives
Selon le collectif Les morts de la rue, interrogé par France Bleu, les familles des sans-abri apprennent souvent le décès de ces derniers quelques mois plus tard. Ce fut également le cas de cet autre sans-abri qui a reçu 100 000 euros de son père décédé en apprenant sa mort bien plus tard.
“Pour une personne lambda, entourée, ses proches vont vite s’inquiéter. Mais pour une personne qui n’appelle ses proches qu’une fois par an, à l’occasion d’un anniversaire par exemple, cela prend plus de temps. Souvent, les familles apprennent la mort après l’enterrement organisé par la mairie”, a expliqué Christine, présidente du collectif.
De son côté, l’hôpital de Bordeaux affirme qu’il n’était pas de sa responsabilité de contacter la famille du défunt. En effet, les établissements n’ont aucune obligation légale à cela, et le père de famille n’a aucun recours possible.
