Il tue son ex-femme en la brûlant vive dans la rue, le procès s'ouvre ce lundi

En 2021, un homme a tué son ex-femme en la brûlant vive dans la rue, près de Bordeaux. Le procès s’ouvre ce lundi pour assassinat.

Le 4 mai 2021, un drame est survenu à Mérignac, près de Bordeaux. Aux alentours de 18 heures, Chahinez Daoud, une mère de famille de 31 ans, sort de chez elle pour chercher ses trois enfants à l’école. Cependant, son ex-mari Moundir B. avec qui elle est en instance de divorce, la surprend en lui tirant une balle dans chaque jambe. L’horreur ne s’arrête pas là puisque Moundir s’empare ensuite d’un bidon d’essence qu’il déverse sur le corps de sa femme, avant d’allumer son briquet et de la brûler vive en pleine rue.

BordeauxCrédit photo : iStock

Des témoins impuissants ont essayé d’agir, comme Gérard, un voisin, mais Moundir ne l’a pas laissé sauver Chahinez.

“Quand je suis arrivé, il m’a braqué avec un pistolet. La femme brûlait à côté. Il a ramassé sa carabine au sol, il l’a mise sous son coude, il l’a rechargée, il m’a regardé et est parti en petite foulée, tranquille”, a expliqué Gérard à BFMTV.

Un procès à Bordeaux

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Quatre ans après les faits, le procès pour condamner Moundir B. s’ouvre ce lundi 24 mars. Il aura lieu jusqu’à vendredi à la cour d’assises de la Gironde. Moundir est accusé d’assassinat avec préméditation et guet-apent. En effet, il épiait les allées et venues de son ex-femme depuis plusieurs jours, avait des armes sur lui et l’a immobilisée avant de la brûler vive.

Le palais de justice de BordeauxCrédit photo : iStock

En garde à vue, Moundir a expliqué son geste en affirmant qu’il était convaincu que Chahinez avait un amant. Il a déclaré qu’il voulait “la punir sans la tuer” et “brûler un peu sa femme pour lui laisser des marques”. Si Moundir souhaitait se venger en la blessant, il nie la préméditation pour le meurtre. Un fait qui rappelle la réaction de cet homme, qui a décidé de pousser sa femme d'une falaise après qu'elle ait refusé sa demande en mariage.

Moundir est en détention provisoire depuis le 6 mai 2021. Au cours de l’instruction, les experts ont conclu que le détenu avait une “altération du discernement” et qu’il souffrait de paranoïa. Un argument qui pourrait être mis en avant par la défense lors du procès. Moundir encourt une peine de réclusion criminelle à perpétuité.

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Au sujet de l'auteur :

Journaliste web avec 5 ans d'expérience en rédaction print et digitale, j'assure actuellement le suivi de l'actualité généraliste et des faits de société pour Demotivateur. Spécialisée dans les thématiques liées à l'environnement et à la cause animale, je m'attache à décrypter les enjeux climatiques et sociétaux avec rigueur. Mon expertise couvre également la vie pratique et le journalisme de solutions (Good News). Passionnée par la transmission d'informations fiables, je mets mon analyse au service d'un traitement de l'info à la fois engagé et sourcé.