Les députés votent l'ouverture de la PMA à toutes les femmes

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Les députés ont voté en faveur de l'article 1er du très clivant projet de loi bioéthique, qui ouvre la PMA à toutes les femmes.

C’est sous des applaudissements nourris, et ce malgré des bancs clairsemés (seuls 75 votants), que l’annonce été accueillie par l’hémicycle.

Par 55 voix pour et 17 contre (3 abstentions), l’ouverture de la PMA (Procréation médicalement assistée) à toutes les femmes a été votée par les députés ce vendredi.

Mesure de la discorde, vivement critiquée par la droite, cet article 1er du projet de loi bioéthique a suscité bon nombre de débats houleux au sein de l’Assemblée, tout au long de la semaine.

Plusieurs élus ont d’ailleurs fait le choix de voter de manière « dissidente » et à contre-courant des tendances défendues par leurs groupes parlementaires respectifs.

Ainsi, le député de l’Oise Maxime Minot a voté favorablement, à l’inverse de la quasi-totalité de ses collègues du parti LR, lequel comptabilise par ailleurs un vote abstentionniste, celui de Damien Abad.

À l’inverse, les élues LREM Blandine Brocard (Députée du Rhône), Marie Tamarelle-Verhaeghe (Députée de l’Eure) et Liliana Tanguy (Députée du Finistère) se sont prononcées contre l’article 1er, en dépit du fait que le texte était soutenu par La République en marche.

Objet de vifs échanges et parfois même de fantasmes, cette mesure ouvrant, de fait, la PMA aux femmes lesbiennes et célibataires s’est attirée les foudres des élus de droite et de l’extrême droite.

Parmi les griefs avancés, ces derniers ont notamment dénoncé une « PMA sans père » susceptible d’engendrer a fortiori la gestation par autrui (GPA). Une pratique qui reste « un interdit absolu » dans le pays, a tenu à rappeler le gouvernement.

Cet article 1er était en revanche très largement soutenu par la gauche et la majorité au nom du principe d’« égalité »  et par souci d’une évolution de la loi devenue désuète au regard des changements sociétaux.

Pour rappel, la procréation médicalement assistée, qui permet d’avoir un enfant en ayant recours à diverses techniques médicales (insémination artificielle, fiv…), n’est pour l’instant réservée qu’aux couples hétérosexuels.

Son ouverture aux couples lesbiens et aux femmes célibataires sera remboursée par la Sécurité sociale.

Source : AFP
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