En 2019, Evaëlle, 11 ans, s’est donné la mort après avoir été victime de harcèlement scolaire de la part de ses camarades et de sa professeure de français. Cette dernière a été reconnue coupable et condamnée à un an de prison avec sursis.
Un drame qui a bouleversé la France entière s’est produit le 21 juin 2019. Evaëlle, une jeune collégienne de 11 ans, s’est suicidée en se pendant aux barreaux de son lit après avoir été victime de harcèlement scolaire.
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En effet, la jeune fille subissait des humiliations quotidiennes à l’école, des insultes et des bousculades. Si elle était harcelée par ses camarades de classe, elle l’était également par Pascale B., sa professeure de français.
Un harcèlement moral
Pascale B. a été accusée d’avoir créé un climat néfaste dans sa classe. Elle aurait dit des réflexions blessantes et humiliantes envers Evaëlle, qui restait au fond de la salle malgré ses problèmes de vue.
La situation se serait aggravée lorsque l’enseignante aurait organisé une séance de vie de classe sur le thème du harcèlement. Elle aurait mis Evaëlle au centre de l’attention, l’aurait fait pleurer et se serait énervée pour cette raison, en continuant de l’humilier.
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La professeure condamnée
L’enseignante devait être jugée pour harcèlement dans cette affaire. Selon ses collègues, elle humiliait publiquement les autres collégiens. Elle a été jugée une première fois le 10 mars 2025, au tribunal correctionnel de Pontoise. Cependant, elle a été relaxée puisqu’elle a soutenu qu’elle n’avait “pas humilié” Evaëlle et que la présidence du tribunal a jugé que les éléments à charge contre l’enseignante étaient “discordants, indirects et peu circonstanciés”.
Suite à cette décision, les parents d’Evaëlle ont tenu à faire appel. Ainsi, Pascale B. a une nouvelle fois été jugée. Selon des informations de l’AFP rapportées par Le Monde, elle a cette fois été reconnue coupable de harcèlement moral et a été condamnée à douze mois de prison avec sursis.
Ce lundi 13 avril, la cour a estimé que l’enseignante avait joué un rôle dans la dégradations des conditions de vie d’Evaëlle avant son suicide. En plus de sa peine de prison, Pascale B. a reçu l’interdiction d’exercer comme professeure.
