La fessée responsable de l'agressivité des enfants ?

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La fessée responsable de l’agressivité des enfants ? C'est en tout cas ce que démontre un rapport récemment publié dans une revue anglaise. Détails.

Et on reparle de la fessée !

Alors que le débat quant à son bien-fondé a beaucoup fait parler l’an dernier lorsque la France est devenue le 56e pays au monde à adopter une loi l’interdisant, la fessée revient aujourd’hui sur le devant de la scène à travers une étude accablante.

Selon un rapport publié le 28 juin dernier dans la revue médicale britannique « The Lancet », l’usage de ce châtiment corporel, encore toléré dans nos sociétés actuelles, serait néfaste pour le développement des enfants.

Pis encore, la fessée rendrait ces derniers plus agressifs lorsqu’ils grandissent !

Crédit photo : Nazarova Mariia / Shutterstock

L'usage de la fessée rendrait les enfants plus agressifs lorsqu’ils grandissent

Basé sur l’analyse de 69 études portant sur les conséquences de la fessée, ce rapport vient tordre le cou aux clichés qui prétendent qu’un tel geste « n’a jamais fait de mal à personne ».

« Les châtiments corporels tels que la fessée sont nuisibles au développement et au bien-être des enfants », souligne ainsi Elizabeth T. Gershoff, professeure de sciences familiales à l’université d’Austin (Texas, États-Unis) et principale autrice du rapport.

« Les parents frappent leurs enfants parce qu’ils pensent que cela améliorera leur comportement. Malheureusement, (…) les châtiments corporels n’améliorent pas le comportement des enfants. Au contraire, ils l’empirent », poursuit l’enseignante, interrogée par nos confrères américains de CNN.

Les scientifiques à l’origine de ce rapport se sont concentrés exclusivement sur l’usage de la fessée, excluant ainsi toutes sortes de châtiments comme les punitions à l’aide d’objets (martinet).

En partant de ce postulat, ces experts en ont conclu que l’usage de la fessée engendrait des attitudes négatives chez les enfants frappés, lesquels développeraient davantage d’agressivité et de méchanceté en grandissant.

L’Académie de pédiatrie américaine préconise donc des punitions plus légères comme la mise au coin, pour éviter les coups et leurs effets dévastateurs.

Pour rappel, selon la Fondation pour l’Enfance, reconnue d’utilité publique, 85 % des parents avouent avoir toujours recours à la « violence éducative ordinaire » ou à des agressions verbales, afin de punir leurs enfants.

Source : The Lancet
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