Le Parlement adopte définitivement l'interdiction des portables dans les écoles et collèges

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Après de nombreux débats sur l’utilité de cette réforme, ce lundi 30 juin, le Parlement a définitivement adopté l’interdiction des portables dans les écoles et collèges.

Dès la rentrée, les écoliers et collégiens se verront retirer leurs téléphones portables. Cette réforme était une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron.

Le texte sur « l’encadrement de l’utilisation du téléphone portable dans les établissements d’enseignement scolaires » de LREM était soutenu par le MoDem, ainsi que des membres de l’UDI-Agir-Indépendants, et a obtenu 62 voix pour et une contre.

Une loi existe depuis 2010 qui interdit les portables durant toute activité d'enseignement Crédit : Shutterstock/Syda Productions

En effet, l’opposition s’est abstenue et a défini cette réforme de « l’affichage politique », d’« une loi de circonstance » qui « ne va rien changer ». Notamment, les députés de la France Insoumise voient cette proposition de loi comme « une opération de communication ».

La loi interdit l’usage de tout objet connecté (portable, tablette, montre…), dans les écoles et collèges. Cependant, les objets ne seront pas totalement proscrits, en effet, il y aura des exceptions pour « des usages pédagogiques ».

Une approche "défensive" et "offensive"

Dans la réforme, les lycées gardent la possibilité, mais pas l’obligation, d’interdire totalement ou partiellement les portables dans leur règlement intérieur. Cette loi ne s’applique pas qu’aux établissements et à l’enseignement à proprement dit, les activités extérieures comme le sport sont aussi concernées par les mesures de ce texte.

Pour Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation nationale, la loi de 2010 qui interdisait les téléphones portables « durant toute activité d’enseignement et dans les lieux prévus par le règlement intérieur », manquait d’un socle juridique solide. Pour lui, cette réforme « envoie un message à la société française » mais aussi au monde entier.

L’ancien directeur de l’ESSEC (l’École supérieure des sciences économiques et commerciales) veut donner un nouveau tournant à l’éducation en proposant une « approche moderne des technologies », il a défini son approche des nouvelles technologies comme à la foi « défensive » mais aussi « offensive ».

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