L'expérimentation du cannabis thérapeutique, votée à l'Assemblée nationale, sera bien autorisée pour deux ans

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Après le Canada, devenu premier pays du G7 à légaliser le cannabis, puis le Luxembourg, premier pays européen, c’est au tour de la France de franchir le pas. Mais cette fois-ci pour des raisons médicales.

Le cannabis thérapeutique vient d'être autorisé en France. Crédit : Shutterstock

L’Assemblée nationale a voté ce vendredi 25 octobre pour l’expérimentation du cannabis à usage médical. Cette expérimentation devrait durer deux ans, comme le révèle l’amendement proposé par le député LREM, Olivier Véran.

Le 11 juillet dernier, l’agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) avait validé, par un comité d’experts, l’expérimentation du cannabis thérapeutique. Ainsi, le cannabis thérapeutique pourra être prescrit à des patients en « impasse thérapeutique », souffrant de douleurs neuropathiques suite à des lésions nerveuses, de certaines formes d’épilepsies résistantes aux traitements, ainsi que pour les effets secondaires de chimiothérapie ou de soins palliatifs, les contractions musculaires en lien avec la sclérose en plaque et « d’autres pathologies du système nerveux central ».

Cet amendement a été voté dans le cadre de l’examen du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2020 et l’expérimentation du cannabis thérapeutique serait un « symbole fort », comme l’avait fait savoir le collectif ACT (Alternative pour le Cannabis Thérapeutique), représentant des patients, il y a quelques jours.

Sujet délicat, le cannabis avait néanmoins séduit le Premier ministre Édouard Philippe qui pensait qu’il serait « absurde » de s’interdire d’étudier cette possibilité thérapeutique. Quant à Olivier Véron, à l’origine de l’amendement et médecin neurologue, il s’était justifié sur RTL de cette expérimentation « parce qu’il y a des malades qui en ont besoin et parce que la France est l’un des derniers pays de l’Union Européenne à ne pas l’avoir autorisé ».

Cependant, inutile de croire que le cannabis thérapeutique pourra être utilisé à des fins personnelles et en dehors du cadre médical, puisque les produits prescrits ne seront disponibles -seulement sur ordonnance du médecin qui devra au préalable avoir suivi une formation- via des huiles ou des fleurs séchées ou bien à inhaler en solutions buvables, gouttes et capsules d’huile.

Les produits devraient être délivrés en pharmacie hospitalière puis de ville.

À l’avenir, 3000 malades pourraient bénéficier de cette expérimentation.

Source : franceinfo
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