Katsuni, Feux de l'Amour, coke, Boursin et gros joints : le procès (vraiment) pas comme les autres de Jawad Bendaoud

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« Le pauvre Mohamed Soumah est confondant de bêtise. Mais il faut reconnaître que son récit semble vraiment sincère... » Présent lors du procès de Jawad Bendaoud qui s'est tenu hier au tribunal de Paris, Vincent Vantighem, journaliste pour 20 Minutes, a rapporté les plaidoyers totalement hallucinants du désormais célèbre « logeur de Daesh » ainsi que de Mohamed Soumah, l'homme qui a servi d'intermédiaire entre les terroristes et le marchand de sommeil, devenue la risée d'internet.

Tous deux assurent avoir été floués, et ne pas avoir su que cet homme, accompagné de sa cousine et son ami, qui lui raconte avoir passé « trois jours de fils de pute » après une embrouille avec sa femme, était en réalité Abdelhamid Abaaoud, le cerveau des attentats du 13 novembre.

Tout au long du procès, les deux prévenus ont effectivement semblé tenir davantage du pied nickelé que du djihadiste. Mohamed Soumah explique ainsi qu'il ne pensait qu'à « baiser » Hasna Aït Boulahcen, en qui il voyait « une petite rebeu un peu fo-folle et pipelette » et raconte sa déception lorsqu'il a vu qu'elle était accompagnée.

Jawad Bendaoud, lui, a reussi l'exploit dans son plaidoyer de parler tour à tour de gros joints, de sandwich escalope-Boursin, de l'ancienne actrice porno Katsuni, de Snoop Dogg et de Joeystarr.

Un procès virant parfois à l'absurde, que la présidente Isabelle Prévost-Desprez a eu parfois bien du mal à recentrer. À se demander, parfois, s'il s'agit de l'expression d'une certaine bêtise ingénue, ou s'il faut au contraire y voir un exercice d'enfumage hautement planifié et élaboré... Toujours est-il qu'on souhaite bon courage aux magistrats en charge de l'affaire, qui vont sans doute devoir s'armer d'une bonne dose de sang froid et de patience !

1. Quand Mohamed Soumah raconte que, s'il a plusieurs téléphones, c'est simplement pour gérer sa vie amoureuse


2. Quand il voulait "consoler" Hasna Aït Boulahcen en couchant avec elle


3. Quand la présidente demande à Jawad si sa coke est bonne


4. Quand Jawad essaye de parler business avec elle

5. Quand Mohamed Soumah explique qu'il n'est pas Stéphane Plaza 


6. Quand la présidente du tribunal remet les pendules à l'heure

7. Quand Mohamed Soumah dévoile ses motivations profondes...


8. Quand ça part en discussion autour des "Feux de l'amour"


9. Quand Mohamed Soumah invoque son droit au silence pour protéger la "street cred'" de son pote fan des "Feux de l'amour"


10. Quand Hasna Aït Boulahcen est décrite comme une « petite rebeu un peu fo-folle et pipelette »

11. Quand Jawad s'exprime au sujet de la radicalisation en prison

12. Quand on en apprend plus sur les conditions carcérales de Jawad

13. Quand Jawad raconte à quoi lui servait son appart


14. Quand il explique pourquoi il était perturbé au moment des faits

15. Quand le logeur de Daesh fait  gage de son sérieux 

16. Quand tout part en vrille


17. Quand Jawad invoque Snoop Dogg dans sa défense

18. Quand même Jawad n'arrive plus à s'auto-suivre

19. Quand on parle de Katsuni, d'armes à feu et de seau d'eau

20. Quand Jawad pose l'argument du relativisme

21. Quand il explique pourquoi il est mieux en France qu'aux États-Unis

22. Quand Jawad explique que ce n'est pas la première fois que sa mauvaise habitude de ne pas raccrocher au téléphone lui joue des tours...

23. Quand, après Snoop Dogg, c'est au tour de Joeystarr d'être appellé à la barre

24. Quand Jawad a vraiment sorti CETTE phrase au tribunal :

25. Quand ça parle de gros joints et de sandwiches au boursin

Source : 20minutes.fr
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