Rejeté par le public et ses pairs à son époque, son travail paraît très audacieux et contemporain aujourd’hui. Après l’installation du « plug anal » de McCarthy place Vendôme, à Paris, ses toiles anticonformistes auraient sûrement trouvé place à côté des nouvelles œuvres réputées « contemporaines ».
Clovis Trouille se voyait comme un anarchiste. Il a commencé en illustrant la presse libertaire en se revendiquant comme un « athée militant » : « J'ai toujours été contre l'imposture des religions ». Ses toiles érotiques et anticléricales sont boudées par la critique et il choque la « morale » de la bourgeoisie.
Choqué par la guerre 14-18, c’est avec le cœur empli de haine et de rage qu’il peint des tableaux comme « Remembrance » qui interpellera Salvador Dali. Le voilà alors entré dans le cercle très privé des surréalistes.
Clovis Trouille est au final resté un peintre très solitaire et définissait son art comme « super-réaliste ». Alors que certains le voyaient comme le précurseur du Pop’art, puisqu’il alliait presque systématiquement collages et photographies.











Si l’on ne se souvient que très peu de son nom, sa fantaisie, son audace et sa puissance onirique demeurent. Et même s’il a été tragiquement oublié, son travail a été exposé au Grand Palais à Paris en ce début d’année.
