Attention aux âmes sensibles, nous préférons vous prévenir : cette histoire est très triste et elle se termine mal. Elle risque aussi d'éveiller en vous un certain désespoir vis-à-vis de la race humaine... Pourtant, elle mérite d'être racontée, en la mémoire de Miko et de ses congénères, tous ces renards qui comme lui finissent à l'abattoir.
Elle nous a été racontée par Anda Ciurezu, la femme qui tenta par tous les moyens de le sauver.


Enfin, son bonheur fut de courte durée : négligé et mal traité par cette personne qui ne savait pas comment s’en occuper, il était devenu agressif, se méfiait des humains... Normal pour un animal sauvage, qui n’aurait jamais dû vivre ailleurs que dans la forêt.
La femme qui l’avait arrachée au sort funeste qui attend les renards d’élevage voulait à présent s’en débarrasser, et souhaitait le tuer car elle ne savait plus quoi en faire…

De toute évidence, il avait été aussi maltraité par sa précédente « sauveuse ». Bien consciente de la charge et de la difficulté que représentait le fait de vivre avec un animal sauvage, Anda voulait le donner à une réserve faunique, mais aucune d'entre celles qui se trouvaient autour d’elle ne le voulait, pour une raison très simple : Miko n’avait pas la couleur rousse d’un vrai renard sauvage.


Avec le temps, il commence à lui faire confiance… Et après quelques mois, il dormait dans le lit de la jeune étudiante, et ils étaient capables de jouer ensemble !



Elle se rend dans des expositions avec lui, elle visite des écoles, elle continue à lutter et à militer pour les droits des animaux...
Des articles dans des magazines, et même un documentaire de la CBC, « The World of Exotic Pets », lui sont consacrés, afin de mettre en lumière leur travail de sensibilisation pour militer contre les fermes à fourrure.
Alors qu’elle est en cours, quelqu’un vole le renard. Lorsqu’Anda rentre chez elle, elle trouve les planches de son cabanon arrachées, et le renard absent. Le cadavre ensanglanté du bel animal sera retrouvé dans un sac-poubelle noir, dans l’arrière-cour d’une propriété.
« Ce jour-là, tout mon monde s'est arrêté, nous dit Anda dans le message qu’elle a envoyé à la rédaction. Miko était mon pilier, mon espoir, mon meilleur ami. Il m'a tellement appris, sans parler… »
Ce meurtre imbécile était-il l’œuvre des personnes qui s’enrichissent dans le commerce de fourrure animale ? Une histoire de jalousie, une personne qui aurait voulu lui faire du mal ? Ou bien simplement l’œuvre d’un fou furieux ? On ne le saura peut-être jamais. Une enquête criminelle a été ouverte par la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux de Montréal.
Cet acte d’une cruauté et d’une bêtise sans nom a révolté les amis des animaux qui ont érigé l’histoire de Miko en symbole de la cruauté gratuite. L’histoire de Miko est une véritable tragédie, un si bel animal qui a été persécuté par l’être humain de sa naissance à sa mort… Mais qui aura pu, au moins, connaître quelques années de paix et de répit dans les bras de son amie Anda.
- Pour soutenir Miko, c'est ici
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- Enfin, n'hésitez pas à faire un tour sur le compte instagram d’Anda,
où la jeune étudiante continue de militer et de partager des photos afin de maintenir vivante la mémoire de Miko
