À 24 ans, elle a construit un avion, étudie la gravité quantique, et Harvard la considère déjà comme « le prochain Albert Einstein »

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Harvard pense avoir trouvé le prochain Albert Einstein... et il s'agit d'une jeune femme, âgée de 24 ans. Véritable génie de la physique quantique, Sabrina Gonzalez Pasterski, née en 1993, figure déjà, malgré son jeune âge, parmi les physiciens les plus prometteurs des États-Unis.

Son potentiel est tel qu'elle a été à diverses reprises comparée à de légendaires génies scientifiques, tels que Stephen Hawking ou Albert Einstein lui-même. Si ces cerveaux de renommée mondiale nourrissent bon nombre de fantasmes chez leurs contemporains, il se pourrait bien que Sabrina Pasterski incarne la relève de la prochaine génération, en tant que « plus grande intelligence de l'humanité ».

Capture d'écran / Girls in Tech Chile

À l'âge de 12 ans à peine, elle commence à s'intéresser sérieusement à la mécanique, à la physique et aux machines. C'est alors qu'elle s'attelle à la construction de son premier avion. Il s'agissait d'un appareil monomoteur, qu'elle a assemblé toute seule dans le garage de son père. Deux ans plus tard, à 14 ans seulement, elle avait terminé la construction de son avion, et le faisait voler au-dessus du lac Michigan — faisant d'elle la plus jeune personne a être parvenue à accomplir un vol avec un appareil de sa propre conception au cours de l'Histoire.

Elle avait documenté à l'époque, toutes les étapes de la fabrication de son appareil, sur sa chaîne YouTube « PhysicsGirl » :

À 17 ans, elle sort diplômée de l’Académie des Mathématiques et des Sciences de l’Illinois. Elle pose alors sa candidature pour rejoindre le prestigieux Institut de Technologie du Massachusetts (MIT). Mais lorsque les recruteurs découvrent sa vidéo, ils commencent à comprendre qu'ils n'ont pas affaire à une candidate ordinaire... et décident de la faire entrer directement, sans même lui faire passer de concours.

 « Nous étions stupéfaits lorsque nous avons visionné [la vidéo]. Le potentiel de cette jeune fille est hors norme, » se souvient Allen Haggerty, l'un des professeurs.

Après être sortie du MIT avec une note finale de 5.0 (la note la plus élevée possible), elle est repérée par l'Université de Harvard, où elle se consacre à l'étude de la physique quantique.

Désormais doctorante, elle jouit d'une liberté académique totale — c’est-à-dire qu'elle a gagné le droit de faire elle-même ses propres recherches de la manière qu'elle souhaite, selon ses propres termes et conditions, et sans aucune interférence de la part des enseignants-chercheurs ou du personnel universitaire.

Elle a donc choisi de se concentrer à l'étude de la physique quantique, et plus spécifiquement de la gravité quantique, une discipline qui consiste à explorer et à expliquer le concept de la gravité dans un contexte de mécanique quantique. Cependant, Sabrina Pasterski s'intéresse aussi de près aux trous noirs, à l'espace-temps, et à la manière dont on peut faire se combiner la dimension spatiale et temporelle dans un unique continuum.  

Les articles scientifiques qu'elle a publiés sur son site « physicsgirl.com » suscitent un intérêt croissant, et elle a déjà reçu plusieurs propositions d'embauche, notamment de la part de la NASA et du concepteur aérospatial Blue Origin.

En attendant, certains placent de grands espoirs en elle, voient déjà en son génie le cerveau qui ouvrira de nouvelles portes à l'humanité et changera notre façon de percevoir l'univers. Sa réponse ?  « Je ne suis qu’une simple étudiante nouvellement diplômée. J’ai encore tellement à apprendre... Je ne mérite pas toute cette attention. »

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