Avec l’arrivée des beaux jours, l’élagage des haies et des arbres s’impose comme une évidence pour beaucoup. Le hic ? Cette tâche peut vous valoir une amende salée à certaines périodes de l’année.
Les jardiniers le savent : un beau jardin demande de l’entretien. Désherber, tondre la pelouse, tailler les haies, élaguer les arbres… Autant de travaux indispensables pour garder un extérieur propre et agréable, et en profiter pleinement dès les beaux jours.
Vous l’ignorez peut-être, mais deux de ces tâches peuvent avoir de lourdes conséquences à certaines périodes de l’année et exposer les contrevenants à une lourde amende.
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Interdiction de tailler les haies pour protéger les oiseaux
Du 15 mars au 31 juillet, il est déconseillé de tailler les haies et les arbres en France. La raison ? Cette période coïncide avec la nidification des oiseaux.
Résultat : les oiseaux construisent leurs nids dans les haies, les creux des troncs ou encore les branches, rappelle la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO).
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Parmi les espèces concernées figurent notamment le merle noir, le rouge-gorge, la mésange charbonnière et le verdier d’Europe.
En taillant les haies et les arbres, vous exposez les couvées à des dangers ou risquez de faire fuir les oiseaux à cause du bruit des outils.
« Afin de ne pas déranger les couvées, la LPO recommande donc d'arrêter de couper les haies et d’élaguer dès le début du printemps et d’attendre l’envol des derniers oisillons, soit au plus tard fin août », explique l’association sur son site internet.
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Une sanction pouvant atteindre 150 000 euros
S’il n’existe aucune interdiction nationale de tailler les haies, un autre geste peut en revanche coûter très cher.
En France, l’article L.411-1 du Code de l’environnement interdit la destruction ou l’enlèvement des œufs et des nids d’espèces protégées dans leur habitat.
Vous l’aurez compris, ce n’est pas l’action de jardiner qui est sanctionnée. Elle devient une infraction lorsqu’elle entraîne la destruction ou la perturbation d’un nid. Un délit passible de 150 000 euros d’amende et de trois ans d’emprisonnement dans les cas les plus graves.
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À noter que les contrôles sur le terrain peuvent aussi donner lieu à des sanctions moins lourdes, selon la situation
Mieux vaut donc rester vigilant au moment de sortir les outils de jardinage.
