En Bretagne, une assistante maternelle de 37 ans a été mise en examen après le décès d’un bébé de 4 mois, dont elle avait la garde. Elle est soupçonnée de l’avoir tué en le secouant.
Le cauchemar de tout parent ! Le 6 février dernier, un bébé âgé de 4 mois est décédé dans une commune proche de Rennes, en Bretagne, victime du “syndrome du bébé secoué”. Suite à ce décès, une assistante maternelle, âgée de 37 ans, a été mise en examen pour violences aggravées ayant entraîné la mort sans intention de la donner.
Aussi appelé traumatisme crânien non accidentel (TCNA), le syndrome du bébé secoué se traduit lorsqu’un bébé ou un jeune enfant est violemment secoué par un adulte. Ces secousses, toujours extrêmement violentes, sont produites le plus souvent lors de la saisie du bébé sous les aisselles ou par le thorax. Sa tête se balance rapidement d’avant en arrière et son cerveau heurte les parois de son crâne.
Le bébé peut alors arrêter de respirer et des lésions cérébrales, oculaires et de la moelle épinière peuvent survenir. Des pertes de neurones importantes, qui impacteront l’enfant toute sa vie, peuvent aussi être occasionnées.
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La version de l'assistante maternelle pas raccord avec les éléments médicaux
Face aux enquêteurs, l’assistante maternelle a contesté le caractère intentionnel des violences. Elle a expliqué avoir « effectivement secoué l’enfant mais qu’il s’agissait de gestes de secours justifiés par le fait qu’il était en train de s’étouffer » selon le procureur de la République.
Cependant, ce dernier précise que cette version « n’est à ce stade pas corroborée par les éléments médicaux. ».
Placée sous contrôle judiciaire, la trentenaire a interdiction de paraître sur la commune de résidence des parents, d’entrer en contact avec eux et d’exercer une activité impliquant un contact habituel des mineurs.
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Selon Santé Publique France, chaque année, plusieurs centaines d’enfants en sont victimes. Cette maltraitance, perpétrée volontairement par des adultes, parfois dans le déni de la gravité de leur acte, représente la forme la plus grave de traumatisme crânien de l’enfant.
En France, un bébé sur dix, victime de secouements, décède, les autres en subiront les conséquences toute leur vie. Le syndrome du bébé secoué est à l’origine de graves séquelles neurologiques qui se manifestent par des déficiences intellectuelles, visuelles ou motrices, ainsi que des troubles du comportement, de la parole ou de l’attention.
