Plus d'un Français sur 4 ne change pas de caleçons tous les jours

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Une étude réalisée par l’Ifop et publiée par Le Parisien met en exergue les pratiques des Français et des Françaises au niveau de l’hygiène et de la propreté.

En 1951, François Giroud, directrice de la rédaction du magazine « Elle » écrivait que l’hygiène (au féminin) était « la base de la santé publique, le signe même de la civilisation ». À l’époque d’après-guerre, elle dénonçait le manque de discipline et d’éducation des Françaises à ce niveau-là.

Qu’en est-il aujourd’hui ? L’Ifop a mené une nouvelle étude sur les habitudes de propreté des Françaises et des Français, intitulée "Les Français(es) sont-ils propres ?", pour le compte de Diogène France, société spécialisée dans le nettoyage des logements de victimes de Diogène, qui est un trouble qui se caractérise notamment par l’absence d’hygiène corporelle et domestique.

Si l’on dénote aujourd’hui une importante amélioration comparée aux années 50, certains résultats laissent tout de même pantois, notamment chez les hommes, bien moins maniaques sur la propreté que la gente féminine.

En effet, 81% des femmes procèdent à une toilette complète « au moins une fois par jour » (contre 52% seulement en 1951), tandis que les hommes le font à 71% (et pire, 57% chez les hommes de plus de 65 ans).

Le résultat qui a le plus choqué, c’est la fréquence à laquelle les hommes changent de sous-vêtements… Si 94% des femmes changent de culotte tous les jours (contre 17% en 1951 !), ce sont seulement 73% des hommes qui le font quotidiennement, que ce soit slip, boxer ou caleçons. Un pourcentage qui descend légèrement chez les célibataires (71%) et encore un peu plus chez ceux qui ont moins d’un rapport sexuel par semaine (63%).

Plus d’un Français sur 4 ne change pas de caleçons tous les jours. Crédit photo : Shutterstock / Andrey_Popov

Autre donnée de l’étude : le lavage des mains après être passé aux toilettes. 71% de la population le fait systématiquement, ce qui n’est pas beaucoup. En revanche, seulement 49% d’entre nous se lavent les mains avant de passer à table, ce qui représente 10 points de moins qu’il y a 26 ans par exemple.

Cardiologue et nutritionniste, le docteur Frédéric Saldmann admet que « les Français ne sont pas les champions de la propreté » et qu’il y a encore « du chemin à faire ».

Une problématique qui inquiète notamment par les temps qui courent : « C’est d’autant plus d’actualité, avec la pandémie de coronavirus que nous rencontrons aujourd’hui. Ce sont les règles d’hygiène qui nous protègent. Dans les années 1960, elles étaient enseignées à l’école mais avec les antibiotiques, elles sont tombées en désuétude. On pensait ne plus en avoir besoin », indique-t-il dans son dernier ouvrage intitulé « On n’est jamais mieux soigné que par soi-même » (aux éditions Plon).

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