Un navire perdu depuis plus de 100 ans a été retrouvé au fond de l'Antarctique

107 ans après son naufrage, le navire de l’explorateur britannique Ernest Shackleton a été retrouvé au fond de l’Antarctique, à plus de 3 000 mètres de profondeur.

En 1915, l’explorateur britannique Ernest Shackleton a planifié la toute première traversée terrestre de l’Antarctique à bord d’un navire nommé L’Endurance.

Malheureusement, le bateau n’est jamais arrivé jusqu’à sa destination finale puisqu’il s’est retrouvé bloqué dans la banquise de l’Antarctique. Les 28 hommes qui étaient à bord ont pu être évacués et le navire a fini par couler dans la mer de Weddell.

Crédit photo : Alamy Stock Photo

Plus de 100 ans après son naufrage, le navire a finalement été retrouvé par une équipe de chercheurs, lors d’une expédition menée pour localiser le navire. Les chercheurs sont partis du Cap, en Afrique du Sud, pour rejoindre la mer de Weddell. Grâce à des logiciels ainsi que des dossiers détaillés de Frank Worsley, l’ancien capitaine du navire, l’équipe a finalement réussi à retrouver l’épave de L’Endurance, à plus de 3 000 mètres de profondeur et à 6 kilomètres du lieu du naufrage.

Crédit photo : Falklands Maritime Heritage Trust

Une épave très bien conservée

À la grande surprise des scientifiques, l’épave du bateau a été très bien conservée pendant plus d’un siècle. La roue du navire est intacte et il est toujours possible de lire le nom du bateau inscrit sur la poupe du navire.

« Nous sommes très émus d’avoir localisé et capturé des images de L’endurance. C’est de loin la plus belle épave de bois que j’ai jamais vue. Elle se tient droite, très fière sur le fond marin, intacte et dans un fantastique état de conservation. On peut même lire son nom inscrit en arc en cercle sur la poupe. C’est une étape importante dans l’histoire polaire », a affirmé Mensun Bound, archéologue maritime et directeur de l’exploration.

Crédit photo : Falklands Maritime Heritage Trust

Ce très bon état de conservation s’explique par la présence du courant circumpolaire antarctique, un courant océanique qui a agi comme une barrière pour protéger le bateau pendant toutes ces années. Le courant circule dans le sens des aiguilles d’une montre autour de l’Antarctique et a permis de repousser les espèces marines qui auraient pu endommager le bois du navire.

« Les minuscules vers de mer, des petits mollusques bivalves qui mangent du bois dans les océans, sont absents de l’Antarctique, tout comme ils sont absents de la mer Baltique et de la mer Noire. Ainsi, cette découverte est importante non seulement d’un point de vue historique, mais également en termes de compréhension de l’écologie et de l’évolution de la vie en Antarctique. C’est un grand jour pour l’archéologie et la science de l’Antarctique », s’est réjoui Adrian Glover, biologiste des grands fonds au Muséum d’histoire naturelle.

Crédit photo : Falklands Maritime Heritage Trust

L’épave de ce navire est aujourd’hui considérée comme un site et un monument historiques. Protégée par le Traité de l’Antarctique, elle ne sera ni touchée ni endommagée, pour être seulement étudiée et filmée.

Source : Daily Mail
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Au sujet de l'auteur : Lisa Guinot

Arrivée tout droit de l’université, Lisa a fait ses premiers pas dans la rédaction web à Demotivateur. Armée de ses mots, elle aspire avant tout à partager des informations pour sensibiliser aux sujets qui lui tiennent à cœur, comme les enjeux environnementaux et la cause animale. En plus de son goût pour la musique, la gastronomie et le cinéma, Lisa a un petit plaisir caché pour l’astrologie.