Cette épave échouée depuis 100 ans a été réinvestie par la nature, la transformant en digue

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Le bateau La Merced est devenu une digue protectrice en 1966 et conserve depuis une forme intacte qui fascine et attire touristes et passionnés.

Crédit : Atomic Aerials/ Reddit

C’est un drôle de spectacle qui s’offre à la vue des curieux. Dans l’État de Washington, aux États-Unis, un vieux bateau de 1917 fait office de digue protectrice. La coque du bateau, incroyablement intacte de nos jours, est remplie de sable. Pas très étonnant au bord de la mer... Ce qui étonne bien plus cependant, c'est la petite forêt qui a élu domicile à cet endroit.

Si la nature a repris ses droits au beau milieu de cette goélette à quatre mâts, sa spécificité lui a permis d’entrer dans l’histoire maritime en faisant son arrivée dans le National Historic Register en 1990.

À sa création en 1917, La Merced faisait partie des centaines de goélettes à quatre mâts de l’époque. Mais contrairement à ses homologues, La Merced a perduré dans le temps, devenant l’une des quatre dernières restantes.

Une digue protectrice

La goélette, longue de 70 mètres, avait d’abord servi durant la Première Guerre mondiale avant d’être affectée au commerce du bois entre Portland et la Californie. Puis, c’est pour exporter du pétrole des États-Unis vers l’Australie et la Nouvelle-Zélande que La Merced a poursuivi son voyage avant de servir de conserverie flottante dans les années 1920.

C’est en 1965 que La Merced connaîtra le début d’une nouvelle vie. La goélette est revendue et se voit démunie de ses mâts, hélices et moteur direction le chantier naval de Lovric. Depuis tout ce temps, La Merced n’a pas bougé, nichée dans les rochers du paysage.

Grâce à son étanchéité et sa forme intacte, La Merced s’est transformée en digue protectrice par son propriétaire, Anton Lovric, un entrepreneur. Un an après son acquisition, Anton avait déplacé la goélette vers son emplacement actuel.

Le bateau fait désormais la joie des passants et se marie superbement avec le paysage maritime qui l’entoure.

Crédit : John Gateley

Crédit : Daren Jessip

Source : My Modern Met