Une association dénonce les mauvais traitements infligés par un dresseur à 9 tigres, détenus dans des « conditions illégales »

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Un dresseur de tigres vient d'être épinglé pour mauvais traitements sur ses fauves, en Picardie. Explications.

Luttant sans relâche pour la protection des animaux sauvages, l’association One Voice - qui avait déjà fait parler d’elle en obtenant la libération de l’ours de foire Mischa, aujourd’hui décédé - refait parler d’elle.

Cette fois, c’est le dresseur Mario Masson qui est dans son collimateur ! L'association fustige en effet les agissements de l’intéressé - bien connu du milieu du cirque – l’accusant de détenir neuf tigres dans des conditions qu’elle juge « illégales ».

« Ce sont des grands fauves qui, vraiment, n’ont rien à faire dans un camion »

Après plus d’un an d’enquête, One Voice affirme ainsi que Mario Masson inflige de mauvais traitements aux fauves dont il est le propriétaire.

Ces neuf tigres seraient enfermés « toute l’année dans un camion-cage », sans « réelle protection contre les intempéries ».

À l’exception d’un mâle isolé dans une cage sans plafond, toutes les bêtes seraient entassées à plusieurs dans des enclos étroits, en plein cœur d’une usine désaffectée située dans la périphérie de Beauvais (Oise).

L’endroit est « barricadé (…) derrière une épaisse protection de ronces entremêlées autour de grands murs en briques le long d’une route nationale », peut-on lire ainsi dans un communiqué publié sur le site internet de One Voice.

« Aucun enrichissement n’est offert aux tigres pour rompre la monotonie des heures qui passent. La réglementation (minimale) exige qu’ils puissent se dégourdir les pattes quotidiennement dans un parc d’ébat, de la taille approximative d’une piste de cirque et qu’ils aient accès à une piscine. », ce qui n'est pas le cas, précise-t-on par ailleurs.

Les tigres ont « à peine assez de place pour tourner en rond », ajoute l’association qui a décidé de porter plainte contre Mario Masson.

« Ce dresseur ne devrait pas détenir ces animaux dans de telles conditions. C'est extrêmement cruel ! Nous avons des places dans un sanctuaire pour les accueillir. Ils ont besoin d’espace, ils ont besoin de solitude. Ce sont des grands fauves qui, vraiment, n’ont rien à faire dans un camion », a déploré la présidente de One Voice, Muriel Arnal, au micro de BFM TV.

Déjà condamné pour des motifs similaires, il y a quelques années, par la justice néerlandaise - ce qui l’avait d’ailleurs contraint à fuir les Pays-Bas -, Mario Masson réfute de son côté ces accusations, affirmant être en conformité avec la loi.

Source : One Voice
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