Une étude hongroise révèle que les chiens ont une conscience corporelle et comprennent les conséquences de leurs actions

Dans une récente étude, des chercheurs hongrois révèlent que les chiens ont conscience de leur corps. Ils comprendraient également les conséquences de leurs actions.

Pendant longtemps, les scientifiques ignoraient si les animaux avaient conscience de leur propre corps. Une nouvelle étude, menée par le département d’éthologie d’une université hongroise et publiée dans la revue Scientific Reports, lève le voile sur cette interrogation.

Pour ce faire, les éthologues se sont intéressés à la capacité d’auto-représentation chez le chien : « Dans cette étude, nous avons étudié la conscience corporelle chez une espèce (le chien) qui n'a pas encore été montrée comme possédant le critère caractéristique de l'auto-représentation d'ordre supérieur. Mais pour des raisons à la fois écologiques et cognitives, le chien est un candidat probable possédant la capacité de conscience corporelle », indiquent les chercheurs.

Crédit Photo : Unsplash 

Les êtres dotés d’une conscience corporelle savent que leur corps est différent du reste de l’environnement. Dans certaines situations, ce corps peut devenir un obstacle, comme l’expliquent les auteurs de l’étude :

« À l'origine, sur la base de l'observation de Jean Piaget, de jeunes enfants devaient remettre une couverture sur laquelle ils étaient assis.Un sujet était considéré comme étant capable de comprendre le lien entre l'échec initial et le corps en tant qu’obstacle s’il se levait de la couverture ». 

Au cours de leurs recherches, les scientifiques ont réalisé une série de tests similaires à un groupe de 32 chiens.

Le chien a conscience de son corps

Dans le premier exercice, le canidé devait rapporter un objet inconnu à son maître. Ensuite, l’animal devait saisir cet objet qui était attaché à un tapis sur lequel il était aussi placé.

« De cette façon, lorsque les chiens ont essayé de ramasser la cible, c'était à nouveau impossible, cependant ils n'ont cette fois pas senti une force de levage parallèle sous leurs pieds », souligne l’étude.

Crédit Photo : Unsplash

En préambule de l’étude, les chercheurs confiaient que « si les chiens comprennent effectivement le lien entre l'enlèvement difficile de l'objet et leur corps comme un obstacle dans la condition de test, ils quitteraient le tapis plus tôt et plus fréquemment que dans le cas de la condition de contrôle ».

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les boules de poils ont réussi les tests avec brio. Lorsque l’objet était fixé sol, certains chiens ont abandonné l’envie de le détacher et se sont écartés du tapis.

« Ces résultats permettent de constater que la reconnaissance du corps en tant qu'obstacle peut exister indépendamment de la capacité à se reconnaître visuellement », révèlent nos confrères de Sciences et Avenir.

Plus d'articles
À lire aussi