Une louve, tuée par balle par des braconniers, a été pendue devant une mairie des Hautes-Alpes

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Une louve a été abattue puis pendue sur le parvis d'une mairie des Hautes-Alpes. Il s'agit manifestement d'un acte de braconnage. Précisions.

C’est une bien macabre découverte qu’a faite une femme de ménage ce vendredi en prenant son service, à la mairie de Saint-Bonnet-en-Champsaur (Hautes-Alpes).

Alors qu’elle s’apprêtait à démarrer sa journée aux alentours de 7h 7h30, cette dernière a en effet retrouvé le corps sans vie d’une louve, dont le cadavre ensanglanté était pendu face à l’hôtel de ville de la commune, située près de Gap.

Non loin de la dépouille, sur les vitres du bâtiment, était accrochée une banderole sur laquelle on pouvait lire le message suivant : « Réveillez-vous, il est déjà trop tard ».

Crédit photo : Shutterstock

Une louve abattue et pendue sur le parvis d'une mairie des Hautes-Alpes

Florence Crouhy, procureur de la République de Gap, a expliqué que « le sang coulait encore » de l’animal, ce qui laisse supposer qu’il s’agit d’une mort « très récente ».

Une balle a par ailleurs été retrouvée dans le corps de la louve, a précisé la magistrate qui a également déclaré qu’il s’agissait là d’une bête braconnée et non d’un « tir de prélèvement ».

Une enquête a immédiatement été ouverte par le parquet de Gap pour destruction d’espèce protégée.

Les investigations seront confiées à la gendarmerie de Gap ainsi qu’à l’Office français de la biodiversité.

Des techniciens de l’identification criminelle sont intervenus sur place pour tenter de trouver d’éventuelles traces d’ADN sur la banderole accrochée aux fenêtres de la mairie.

D’autre part, le corps de la louve va être autopsié afin de déterminer le calibre de l’arme qui l’a abattue.

Ferus, l'association nationale de protection et de conservation de l'ours, du loup et du lynx, a vivement réagi via un communiqué et en appelle aux autorités compétentes.

« Cet acte ignoble est une première en France. Il est l’aboutissement normal de l’impunité accordée aux exactions et violences perpétrées depuis tant d’années par les anti-loups et anti-ours. Les pouvoirs publics sont autant responsables que ceux qui ont tué et pendu cette louve », s'est-elle insurgée

Et de conclure : « Si rien n’est fait, quelle sera la prochaine étape de ces hors-la-loi ? ».