Une prison illégale pour mammifères marins repérée en Russie

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Une prison illégale pour mammifères marins aurait été récemment découverte en Russie. Les animaux retenus seraient destinés à être vendus illégalement à la Chine.

C’est une information à peine croyable et qui, si elle venait à être confirmée, risquerait de relancer le débat sur le trafic d’animaux sauvages. Une prison illégale pour mammifères marins aurait été repérée sur le littoral russe, à proximité de la ville de Nakhodka, au sud-est du pays.

Une dizaine d’orques et près d’une centaine de bélugas capturés illégalement y aurait ainsi été parqués provisoirement dans de petits enclos, dans le but d’être vendus à la Chine afin d’y être exposés dans des parcs à thème. C’est en tout cas ce que croit savoir le procureur général de Vladivostok, lequel mène actuellement l’enquête sur ce qui ressemble de plus en plus à un scandale de commerce clandestin.

Capture d'écran / Masha Netrebenko

Il faut savoir que la capture de mammifères marins est illégale et n’est tolérée qu’à des fins scientifiques, éducatives ou encore culturelles. Le droit international interdit de telles pratiques lorsqu’elles sont motivées par des motifs commerciaux.

Selon le quotidien britannique The Telegraph, qui cite son homologue russe Novaya Gazeta - tabloïd indépendant réputé comme étant le principal journal d’opposition en Russie -, quatre grandes entreprises (LLC Oceanarium DV, LLC Bely Kit et LLC Sochi Dolphinarium) sont à l’heure actuelle dans le collimateur du procureur pour leur implication présumée dans ces captures.

Ces sociétés sont soupçonnées de se livrer à ce trafic illégal en exportant massivement des mammifères marins - dont la majorité n’est pas encore arrivée à l’âge adulte - vers la Chine afin d’approvisionner les aquariums et autres parcs aquatiques locaux. La pratique a de quoi inquiéter d’autant qu’il en va de la survie même des espèces concernées.

Selon la branche russe de Greenpeace, la situation est suffisamment grave pour s’en émouvoir. « En les attrapant à ce rythme, nous risquons de perdre toute notre population d’orques (…) Le quota de capture est actuellement de 13 animaux par an, mais personne ne tient compte du fait qu’au moins une orque est tuée pour chaque animal capturé », confie ainsi le coordinateur de l’ONG au Telegraph.

D’autre part et comme le montrent les images ci-dessus, ces mammifères sont retenus prisonniers dans des conditions déplorables et allant à l’encontre de leurs besoins vitaux. Confinés dans des box minuscules et transportés par des grues, ces orques et ces bélugas ne peuvent en effet se déplacer correctement dans leur cage, alors que ces espèces sont habituées à couvrir de grandes distances et nager sur des dizaines de kilomètres. Certains animaux seraient par ailleurs retenus depuis le mois de juillet, ce qui n’est pas sans conséquences sur leur comportement.

Pour rappel, les orques et les bélugas ne figurent pas sur la liste officielle des espèces menacées de disparition. Toutefois, leur extinction pourrait bien arriver plus vite qu’on ne le pense si ce genre de trafic perdure impunément.

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Source : The Telegraph
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