Le vernis « anti-viol » qui détecte le GHB dans les verres va sortir en 2017

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<strong>Quatre &eacute;tudiants am&eacute;ricains de l&rsquo;Universit&eacute; de Caroline du Nord ont mis un point un vernis &agrave; ongles capable de d&eacute;tecter la pr&eacute;sence de GHB, de k&eacute;tamine et de Xanax dans un verre. Apr&egrave;s avoir r&eacute;ussi &agrave; lever quelques millions d&rsquo;euros afin de finaliser le projet, les cr&eacute;ateurs du produit ont l'intention de le commercialiser&nbsp;courant 2017.</strong><br /><img class="img-fluid lazy" data-sizes="auto" src="/img/placeholder.png" data-srcset="../images-buzz/8252/vernis-696x390.jpg" alt="" width="700" /> <div class="sourceimg">@Undercover Colors</div> Lorsque l&rsquo;on est une femme, difficile de faire fi des nombreuses agressions auxquelles nous sommes expos&eacute;es chaque jour. Si certaines se tournent vers des cours d&rsquo;autod&eacute;fense, d&rsquo;autres adaptent leurs tenues avant de sortir, de peur de se retrouver nez &agrave; nez avec un agresseur potentiel. <strong>Cette situation qui devrait &ecirc;tre anormale fait pourtant partie de notre lot quotidien.</strong> <strong>Conditionn&eacute;es &agrave; la crainte, nous redoublons d&rsquo;attention.</strong> <br /><br />Depuis quelques ann&eacute;es, <strong>de nombreux gadgets &laquo; anti-viol &raquo; ont &eacute;t&eacute; commercialis&eacute;s afin de nous sentir davantage en s&eacute;curit&eacute; dans les espaces publics.</strong> Quatre &eacute;tudiants ont ainsi song&eacute; &agrave; un &eacute;ni&egrave;me produit destin&eacute; &agrave; nous prot&eacute;ger des &eacute;ventuelles agressions. <br /><br />Tyler Confrey-Maloney, Stephen Gray, Ankesh Madan et Tasso Von Windheim sont les quatre &eacute;tudiants en sciences &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Caroline du Nord qui sont &agrave; l&rsquo;origine du projet <a href="http://www.undercovercolors.fr/" target="_blank">Undercover Colors</a>, <strong>ce vernis qui change de couleur au contact du GHB, du Xanax ou encore de la k&eacute;tamine</strong>. <br /><center><iframe src="https://www.youtube.com/embed/qaK9oK2PEkk" width="640" height="360" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></center>Imagin&eacute;e en 2014, l&rsquo;id&eacute;e a fait beaucoup parler d&rsquo;elle, si bien que deux ans plus tard, les cr&eacute;ateurs du vernis ont <strong>r&eacute;ussi &agrave; lever pr&egrave;s de 5,5 millions d&rsquo;euros afin de lancer la production du prototype</strong>. &Agrave; l&rsquo;heure actuelle,<strong> il est pr&eacute;vu que le produit soit commercialis&eacute; d&rsquo;ici l&rsquo;ann&eacute;e prochaine.</strong> <br /><br />En quoi consiste ce vernis &laquo; anti-viol &raquo; ? C&rsquo;est tr&egrave;s simple : il suffit de tremper votre doigt verni dans votre verre : <strong>si le vernis change subitement de couleur, c&rsquo;est que le verre que l&rsquo;on vous a servi est compos&eacute; de drogues.</strong> <br /><br />Le produit peut donc s&rsquo;av&eacute;rer &ecirc;tre une arme redoutable et efficace afin de se prot&eacute;ger d&rsquo;une agression sexuelle : <strong>mieux encore, il peut sauver des vies.</strong> L&rsquo;un des cr&eacute;ateurs du vernis affirme vouloir inverser la donne et &laquo;<em> faire passer la peur du camp des victimes &agrave; celui des agresseurs &raquo;.</em> Et lorsque l&rsquo;on conna&icirc;t les chiffres du viol, nous avons toutes les raisons de nous inqui&eacute;ter. D&rsquo;apr&egrave;s une &eacute;tude r&eacute;alis&eacute;e &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Brown, dans l&rsquo;&Eacute;tat de Rhode Island,<strong> une femme sur six a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; viol&eacute;e lorsqu&rsquo;elle se trouve en &eacute;tat d&rsquo;&eacute;bri&eacute;t&eacute; ou dans l&rsquo;incapacit&eacute; de se d&eacute;fendre lors de sa premi&egrave;re ann&eacute;e universitaire aux &Eacute;tats-Unis.</strong> <br /><img class="img-fluid lazy" data-sizes="auto" src="/img/placeholder.png" data-srcset="../images-buzz/8252/87680393.jpg" alt="" width="700" /> <div class="sourceimg">@engadget</div> Ces chiffres alarmants ont &eacute;t&eacute; mis en &eacute;vidence <strong>suite &agrave; l&rsquo;affaire du <em>&laquo; violeur de Stanford &raquo;</em></strong>, une affaire qui a fait couler beaucoup d&rsquo;encre et qui a bris&eacute; le tabou de la question de la culture du viol, tr&egrave;s ancr&eacute;e au sein des campus am&eacute;ricains. Brock Turner, ancien &eacute;tudiant et champion de natation de l&rsquo;Universit&eacute; de Stanford, n&rsquo;a &eacute;cop&eacute; que de six mois de prison, dont trois fermes apr&egrave;s avoir viol&eacute; une jeune femme alors qu&rsquo;elle &eacute;tait inconsciente. Une condamnation l&eacute;g&egrave;re et insuffisante qui a profond&eacute;ment choqu&eacute; le monde entier. <br /><br />En France aussi, la question du viol doit &ecirc;tre plus que jamais au c&oelig;ur de nos consid&eacute;rations. D&rsquo;apr&egrave;s le Haut Conseil &agrave; l&rsquo;&eacute;galit&eacute; entre les femmes et les hommes, <strong>16% des femmes interrog&eacute;es d&eacute;clarent avoir d&eacute;j&agrave; subi des viols ou des tentatives de viol au cours de leur vie</strong>. <br /><img class="img-fluid lazy" data-sizes="auto" src="/img/placeholder.png" data-srcset="../images-buzz/8252/281291_1280x720.jpg" alt="" width="700" /> <div class="sourceimg">@abc13</div> Ces chiffres tr&egrave;s pr&eacute;occupants doivent &eacute;galement nous inciter &agrave; nuancer l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de l&rsquo;apparition de cette vague de gadgets anti-viol. <em>Vernis anti-GHB, bracelets connect&eacute;s, pantalons g&eacute;olocalisables, collants &agrave; poils, cens&eacute;s rebuter les agresseurs</em>&hellip; il existe de nombreux produits destin&eacute;s &agrave; &eacute;loigner les violeurs potentiels, mais dans l&rsquo;absolu, ces outils de d&eacute;fense, au lieu de r&eacute;gler le probl&egrave;me, ne font que le contourner. En incitant les femmes &agrave; se prot&eacute;ger, ne passons-nous pas &agrave; c&ocirc;t&eacute; de l&rsquo;essentiel ? Et si c&rsquo;&eacute;tait aux potentiels agresseurs de prendre leurs responsabilit&eacute;s ? Et s'il fallait les sensibiliser davantage ?&nbsp;<br /><br />&Agrave; l&rsquo;instar du dessinateur de BD <strong>Monsieur Q</strong>, qui nous a gratifi&eacute;s il y a quelques jours d&rsquo;un <a href="../article/dessin-monsieur-q-harcelement-rue-femmes-violences-8097" target="_blank">dessin criant de v&eacute;rit&eacute; sur le sujet</a> ou encore de la blogueuse am&eacute;ricaine et militante f&eacute;ministe <a href="https://glosswatch.com/2014/08/23/anti-rape-nail-polish-the-ideal-rape-culture-accessory/" target="_blank">Glosswatch</a>, rendons-nous &agrave; l&rsquo;&eacute;vidence : <strong>ce n&rsquo;est pas aux femmes de se pr&eacute;parer aux risques d&rsquo;un viol et de consid&eacute;rer que les agressions sont des actes in&eacute;vitables, comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;une simple averse ou bien d&rsquo;une mauvaise grippe.</strong>
Source : Le Figaro
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