« Le jour où j'ai brûlé mon coeur », le téléfilm bouleversant qui s'inspire de l'histoire de Jonathan Destin, victime d'harcèlement scolaire'

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À partir de 21 heures ce soir, TF1 diffuse une soirée spéciale présentée par Harry Roselmack autour du téléfilm « Le jour où j’ai brûlé mon cœur », un téléfilm inspiré de l’histoire de Jonathan Destin, qui s’était immolé par le feu, suivi du documentaire « Harcèlement scolaire, le calvaire de Jonathan ».

Le 8 février 2011, suite à six ans de harcèlement de la part de ses camarades de classe, Jonathan Destin décide de s’immoler à l’âge de 16 ans. Brûlé à 72 %, le jeune lycéen passe trois mois dans un coma artificiel et subi une vingtaine d’interventions. Bien qu’il souffre encore de ses blessures, le jeune Marquettois décide de faire tout ce qui est en son pouvoir pour se reconstruire et aider les victimes de harcèlement, qui touche un élève sur dix en France.

« Ce film est mon histoire »

Après avoir sorti en 2013, le livre « Condamné à me tuer », c’est TF1 qui décide de se consacrer à son histoire et d’en faire un film avec Michaël Youn et Camille Chamoux comme acteurs principaux.

Malgré que « l’histoire soit romancée », ses harceleurs n’ont jamais été inquiétés, ne se sont jamais excusés et la plainte de la famille n’a pas abouti. Le téléfilm ne trahit pas ce qui est arrivé à Jonathan : « ce film est mon histoire », indique-t-il, et relate son histoire bouleversante. « J’ai été harcelé puis racketté. Au départ, c’était des petites moqueries, des brimades, puis les coups ont commencé. Dès que je coupais les cheveux, c’était des coups dans la tête. On se moquait de mon nom de famille aussi ».

Interrogé par Le Parisien, le jeune homme de 23 ans se montre très impliqué dans le harcèlement et pense que le téléfilm peut inciter des adolescents victimes à se manifester : « Il peut contribuer à briser le silence. Le harcèlement est désormais puni sévèrement par la loi […]. Il faut prévenir un adulte, un proche ou aller voir la police, se défendre en parlant pour que ça s’arrête ».

Aujourd’hui, Jonathan Destin rêve d’avoir son indépendance et de fonder une famille : « Je rêve de travailler, de passer mon permis de conduire. J’étais très attiré par la cuisine et la pâtisserie. Avec mes problèmes de santé, c’est compliqué. Cela reste un passe-temps. J’aimerais devenir informaticien ».

Source : Le Parisien
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