Des royaumes menacés, des alliances fragiles et un guerrier partagé entre deux peuples : cette série historique a de quoi attirer les amateurs de grandes sagas. George R. R. Martin lui-même s’est laissé embarquer, au point de regarder sa dernière saison en deux jours avec sa femme. Son nom ? The Last Kingdom, dont les cinq saisons sont disponibles sur Netflix.
Que regarder quand on aime les luttes de pouvoir, les batailles et les personnages obligés de choisir entre leurs proches et leurs ambitions ? Sur Netflix, The Last Kingdom constitue une piste à explorer. Lancée en 2015 et terminée en 2022, cette production britannique compte 46 épisodes répartis sur cinq saisons. De quoi s’installer durablement dans un univers, sans attendre la sortie d’une prochaine saison.
La série possède aussi un ambassadeur dont le nom parlera immédiatement aux fans de Westeros : George R. R. Martin, l’écrivain à l’origine de la saga littéraire adaptée dans Game of Thrones.
George R. R. Martin a regardé la dernière saison en deux jours
Dans un billet publié sur son blog, l’auteur recommande The Last Kingdom à ses lecteurs en quête d’une série à regarder. Il raconte notamment sa réaction à l’arrivée de la nouvelle saison, la cinquième et dernière.
« Parris et moi l’avons dévorée en deux jours. »
Cette courte citation, traduite de l’anglais, concerne donc une saison, et non les 46 épisodes de la série. Martin souligne également la présence de batailles, de trahisons et de combats à l’épée, tout en précisant que l’histoire ne relève pas de la fantasy.
Son intérêt remontait déjà à plusieurs années. Dans un autre billet, il saluait la deuxième saison, l’écriture et le jeu des acteurs. Il estimait également que la série pourrait bénéficier d’un budget plus important. Un avis nuancé, qui montre surtout qu’il suivait les aventures d’Uhtred bien avant leur conclusion.
The Last Kingdom suit un guerrier qui appartient à deux mondes
L’intrigue nous transporte dans l’Angleterre du IXe siècle. Uhtred, fils d’un noble saxon, voit son existence bouleversée pendant son enfance : son père est tué et il est recueilli par des Vikings, parmi lesquels il grandit. Devenu adulte, il cherche à récupérer son héritage, mais son éducation le rattache au peuple que les siens considèrent comme un ennemi.
Ce point de départ donne à la série son principal conflit. Uhtred doit composer avec plusieurs appartenances, des loyautés concurrentes et une ambition personnelle qui ne s’accorde pas toujours avec les intérêts des puissants.
Adaptée des romans de Bernard Cornwell par Stephen Butchard, la fiction mêle personnages inventés et figures historiques. Elle aborde les guerres, la religion, la fidélité et la construction d’un royaume à travers le parcours d’un homme qui cherche lui-même sa place.
C’est une porte d’entrée accessible dans cet univers : avant de retenir les noms des souverains et les frontières des territoires, on comprend le dilemme du héros. Comment choisir un camp lorsque chacun représente une partie de son histoire ?
Des batailles et des ambitions qui peuvent séduire les fans de Game of Thrones
Le rapprochement avec Game of Thrones tient notamment à la place du pouvoir dans le récit. Dans The Last Kingdom, le destin d’Uhtred croise celui d’Alfred, qui défend son royaume contre les envahisseurs vikings. La quête personnelle du guerrier rencontre ainsi un projet politique beaucoup plus vaste, comme le résume la présentation officielle de Netflix.
Cette confrontation entre intérêts individuels et ambitions royales constitue une bonne raison de s’y intéresser si les négociations, les fidélités incertaines et les rivalités vous passionnaient à Westeros. Le plaisir attendu se situe autant dans les choix des personnages que dans l’issue d’un affrontement.
La comparaison a toutefois ses limites : The Last Kingdom est une fiction historique. Il faut l’aborder pour son propre univers et ses personnages, plutôt que comme une nouvelle aventure dans les Sept Couronnes. La recommandation de Martin offre un point de départ, pas la promesse de retrouver exactement la même série.
Une réception favorable, avec 95 % d’avis positifs côté public
L’enthousiasme de l’écrivain trouve un écho dans les évaluations des spectateurs. Au moment de la consultation, Rotten Tomatoes affiche pour The Last Kingdom 91 % d’avis positifs du côté des critiques et 95 % du côté du public, avec plus de 5 000 évaluations de spectateurs.
Ces pourcentages correspondent à des taux d’approbation : ils indiquent la proportion d’avis considérés comme positifs, et non une note moyenne sur 100. Ils témoignent néanmoins d’une réception favorable auprès des personnes qui ont évalué la série.
En France, la fiche AlloCiné affiche également une note spectateurs de 4,3 sur 5, sur près de 7 900 notes lors de notre consultation. Voilà un autre repère pour ceux qui hésitent à se lancer dans une saga de plusieurs saisons.
Ces appréciations ne permettent pas d’affirmer que la série convient à tout le monde. Elles donnent en revanche une raison supplémentaire de dépasser son simple résumé et de découvrir les premiers épisodes.
Cinq saisons à découvrir à son rythme sur Netflix
Pour commencer, rendez-vous sur Netflix France, où les cinq saisons sont proposées. Alexander Dreymon interprète Uhtred, aux côtés notamment d’Emily Cox et de David Dawson. La plateforme propose une version française ainsi que des sous-titres français et classe la série dans la catégorie 16 ans et plus.
Le format offre un avantage appréciable : vous pouvez avancer à votre rythme dans une série dont la diffusion est achevée. Il n’est pas nécessaire d’imiter le marathon de George R. R. Martin pour profiter du voyage. Avec 46 épisodes, mieux vaut même envisager plusieurs soirées pour laisser aux personnages et à leurs alliances le temps de s’installer.
Si vous cherchez une saga historique portée par une quête d’héritage, des conflits de loyauté et des ambitions royales, The Last Kingdom mérite donc une place dans votre liste. Le premier épisode vous permettra de faire connaissance avec Uhtred et de découvrir le drame qui détermine son parcours. À vous ensuite de voir si, comme l’auteur de Game of Thrones, vous aurez du mal à vous arrêter.
