« Tous mes doutes ont disparu » : les premiers avis sur la série Carrie de Stephen King viennent de tomber

Les deux premiers épisodes de « Carrie », la série de Mike Flanagan produite par Stephen King, ont été montrés à la presse. Le verdict est tombé, et la date aussi.

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Projetés en avance à une poignée de journalistes américains, les deux premiers épisodes de « Carrie » ont provoqué une réaction quasi unanime. Et Mike Flanagan a prévu quelque chose que ni De Palma ni personne d'autre n'avait tenté avant lui.

Il y a une semaine, Prime Video profitait du Comic-Con de San Diego pour dévoiler le premier teaser de « Carrie » et annoncer sa date. Le 30 juillet, la plateforme est allée un cran plus loin en organisant une projection des deux premiers épisodes. Les réactions ont été publiées dans la foulée sur les réseaux sociaux, et elles vont toutes dans le même sens.

« Tous mes doutes ont disparu »

Le premier à dégainer a été Bill Bria, du site SlashFilm. Sceptique avant la séance, il a changé d'avis en quelques minutes selon son propre témoignage, saluant au passage la prestation de la jeune actrice principale.

« Mike Flanagan refait sa magie. Summer H. Howell est bouleversante en Carrie », a-t-il écrit.

Même son de cloche chez Tessa Smith, du média Mama's Geeky, qui prévient les lecteurs que la série ne ressemble pas à ce qu'ils imaginent. Tyler Taing, de Discussing Film, y voit lui « une vraie modernisation » centrée sur les angoisses adolescentes et le cycle de la violence à l'ère numérique. Il concède que certains choix pourraient faire débat, mais dit avoir hâte de voir la suite.

Ces avis ne portent que sur deux épisodes sur huit, et les premières réactions sorties de projection sont rarement tièdes. Reste que le doute principal des fans portait sur la transposition à notre époque, dévoilée dans le teaser du Comic-Con et loin de faire l'unanimité. Sur ce point précis, les trois critiques présents disent avoir été rassurés.

Une Carrie White de 2026, harcelée sur les réseaux

Publié en 1974, « Carrie » est le tout premier roman de Stephen King. Il est resté quatorze semaines sur la liste des meilleures ventes du New York Times et a été traduit dans plus de trente-cinq langues. Brian De Palma l'a porté à l'écran en 1976 avec Sissy Spacek, un film nommé deux fois aux Oscars, avant un téléfilm en 2002 et un remake en 2013 avec Chloë Grace Moretz. C'est la première fois que l'histoire devient une série.

L'intrigue de base ne bouge pas : une lycéenne marginalisée, élevée à l'écart du monde par une mère fanatiquement religieuse, découvre des pouvoirs télékinésiques après la mort brutale de son père. Ce qui change, c'est le décor. Le harcèlement passe désormais par les téléphones, les vidéos virales et l'humiliation en ligne. Matthew Lillard, qui joue le proviseur Grayle, expliquait récemment à Polygon que c'est précisément cette lecture contemporaine qui a convaincu Stephen King de donner son feu vert.

L'auteur n'est d'ailleurs pas un simple spectateur du projet : il est crédité comme producteur exécutif. Mike Flanagan, lui, est showrunner, scénariste et réalisateur de quatre des huit épisodes. Une habitude chez lui, qui avait déjà adapté « Jessie » en 2017, « Doctor Sleep » en 2019 et « The Life of Chuck » en 2024, et dont les précédentes séries d'horreur ont déjà été encensées par King lui-même.

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Le détail que le roman ne contenait pas

C'est là que la série s'éloigne vraiment de tout ce qui a été fait. Interrogé par Entertainment Weekly, Flanagan a révélé que chaque épisode, à partir du deuxième, s'ouvrira sur le portrait d'une femme différente, ailleurs dans le monde et à une autre époque, découvrant à son tour ses propres capacités.

Selon lui, Carrie fait partie « d'une sororité de femmes très douées », sans le savoir.

Le showrunner assure que le roman contenait déjà des pistes en ce sens, notamment via les documents et témoignages que King insérait entre les chapitres. La série s'en empare pour construire une mythologie autour du « gène TK », l'origine scientifique supposée de ces pouvoirs. Personne chez Amazon n'a parlé d'univers partagé, mais la structure ouvre clairement une porte.

Le 7 octobre, et un détour par Toronto avant

Les huit épisodes seront mis en ligne d'un coup le mercredi 7 octobre sur Prime Video, dans plus de 240 pays et territoires, France comprise. Le tournage est terminé depuis octobre dernier.

Avant cela, la série passera par le Festival international du film de Toronto, qui se tient du 10 au 20 septembre. « Carrie » y sera présentée en première mondiale et fermera la section Primetime, consacrée aux séries. Flanagan y revient deux ans après y avoir remporté le prix du public avec « The Life of Chuck ».

Dans le rôle-titre, Summer H. Howell a été choisie parmi plus d'un millier d'actrices auditionnées. Elle donne la réplique à Samantha Sloyan en Margaret White, la mère, ainsi qu'à Matthew Lillard, Amber Midthunder, Siena Agudong, Alison Thornton, Josie Totah, Joel Oulette, Arthur Conti et Thalia Dudek. Plusieurs fidèles de Flanagan complètent le casting, dont Kate Siegel, Rahul Kohli, Katee Sackhoff et Heather Graham.

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Manon Moreau

Au sujet de l'auteur :

Journaliste polyvalente, Manon couvre aussi bien l'actualité chaude que les sujets de société, la culture et la vie pratique. Elle privilégie les angles concrets, les sources croisées et les explications accessibles, quel que soit le thème traité.