L'Écosse est devenue le premier pays du Royaume-Uni où la crémation par l’eau est désormais légale. Une pratique présentée comme plus respectueuse de l’environnement.
Une avancée majeure pour le secteur funéraire écossais.
Ce lundi 2 mars, l’Écosse a donné son feu vert à la crémation à l’eau, après un vote du Parlement.
Selon le journal britannique The Guardian, il s’agit du « plus grand changement dans la réglementation funéraire depuis l’autorisation de la crémation en 1902 ».
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Une nouvelle option écologique
La crémation à l’eau, également appelée « aquamation » ou « crémation verte », est déjà pratiquée dans plusieurs pays, dont les États-Unis, la République d’Irlande et le Canada, souligne la BBC.
Comment ça marche ? Ce procédé consiste à « immerger le corps dans un mélange d’hydroxyde de potassium et d’eau chauffée à 150°C pendant 90 minutes », détaille le site d’information.
Les tissus corporels se dissolvent, ne laissant que les os. Ceux-ci sont ensuite rincés, séchés et réduits en poudre. Les restes sont remis aux proches, comme les cendres après une crémation classique.
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Selon Jenni Minto, ministre de la Santé publique écossaise, l’aquamation offre « une alternative respectueuse de l’environnement ». Et pour cause : celle-ci ne nécessite pas de cercueil, limite les émissions de CO₂ et consomme moins d’énergie.
À titre de comparaison, une crémation classique produit environ 320 kilos de dioxyde de carbone, contre près de sept fois moins pour l’hydrolyse alcaline, nous apprend la BBC.
Par ailleurs, l’eau utilisée peut être traitée normalement par les réseaux d’assainissement, comme pour les fluides d’embaumement.
Une alternative respectueuse
Outre son aspect écologique, la crémation verte sera « soumise au mêmes garanties et exigences réglementaires que les méthodes existantes, offrant aux familles l’assurance que leurs proches sont traités avec soin, dignité et respect », assure la ministre.
Comme le précisent nos confrères britanniques, la crémation par l’eau devrait commencer cet été en Écosse.
En attendant, le pays prévoit d’installer des équipements d’hydrolyse, ce qui nécessitera un permis de construire et l’approbation de Scottish Water, l’organisme public chargé de la distribution d’eau et de l’assainissement en Écosse.
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L’entreprise britannique Kindly Earth, détentrice des droits exclusifs de fabrication d’équipements d’hydrolyse au Royaume-Uni, affirme être en discussion avec plusieurs organisations écossaises depuis plusieurs années.
La directrice générale, Helen Chandler, a précisé qu’elle ne s'attendait pas à ce que l'hydrolyse devienne la norme funéraire, mais que son arrivée offrirait une option différente aux familles endeuillées.
