Ce mercredi 9 septembre, un gendarme en civil a pris le train à la gare de Bordeaux pour rejoindre Libourne. Il s’est installé dans un wagon dans lequel se trouvaient déjà deux autres passagers. Pendant le trajet, les deux voyageurs ont parlé à voix haute d’un sujet qu’ils auraient dû tenir secret.
En effet, les deux passagers ont commencé à parler de stupéfiants, sans savoir que le commandant de la compagnie de gendarmerie de Libourne se trouvait dans leur compartiment. Ce n’est pas la première fois que ce genre d’erreur a lieu car en 2024, une femme a pris le train avec 1 kg d’héroïne et l’a dit à son voisin, qui n’était autre qu’un gendarme en civil.
Ils parlent de drogue à voix haute
Ainsi, les deux passagers ont commencé à parler de cannabis, sans prendre la peine de rester discrets.
“Il a entendu deux individus indiquer à haute voix qu’ils détenaient des stupéfiants et qu’ils venaient s’approvisionner à Libourne”, a expliqué Loïs Raschel, procureur de la République, selon Actu Bordeaux.
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Le commandant de gendarmerie a immédiatement prévenu une patrouille. À l’arrivée du train en gare de Libourne, les forces de l’ordre attendaient donc les deux passagers. L’un d’eux a été immédiatement interpellé tandis que l’autre a réussi à s’enfuir. Il a cependant été rapidement rattrapé par le gendarme qui avait surpris sa conversation.
Un trafic de stupéfiants démantelé
Tout comme ces personnes qui ont tenté de vendre du cannabis à deux gendarmes en civil, les voyageurs possédaient une “petite quantité de cannabis” sur eux, selon le procureur. Par la suite, la gendarmerie a mené une enquête plus approfondie, qui a permis aux forces de l’ordre de retrouver le fournisseur.
Celui-ci était un homme âgé de 35 ans, résidant à Libourne. Après une perquisition à son domicile, les gendarmes ont découvert 200 grammes de cocaïne, 270 grammes de cannabis, un fusil de chasse et 1 600 euros en liquide. L’homme, qui avait déjà été condamné à 16 reprises, a été placé en détention provisoire et sera jugé le 14 septembre prochain.
Ainsi, un petit trafic de stupéfiants a pu être démantelé… grâce à une conversation dans un train.
