Après leur rupture, ces deux mères célibataires emménagent ensemble avec leurs enfants : compte commun, courses partagées et une garde qui tourne à deux

Deux mères célibataires d'Auckland vivent sous le même toit avec leurs enfants : compte commun pour les factures, garde partagée et loyer divisé.

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Élever seule un enfant dans une ville où les loyers s'envolent, beaucoup connaissent l'équation. Samantha Best et Lauren Robinson, elles, ont choisi de la résoudre à deux. En mai 2022, ces deux amies néo-zélandaises, séparées chacune de son compagnon, ont emménagé sous le même toit à Auckland avec leurs enfants. Une histoire racontée à l'époque par le New York Post et le Daily Mail, et qui résume à elle seule ce que les Américains appellent une « mommune ».

Samantha avait 24 ans, Lauren 26. La première venait de New Plymouth et remontait sur Auckland pour de meilleures opportunités professionnelles ; la seconde proposait de partager sa maison. Leurs enfants, Kaelin, 4 ans, et Haidyn, 5 ans, se sont retrouvés du jour au lendemain avec l'équivalent d'un frère et d'une sœur. Les deux femmes s'étaient rencontrées quatre ans plus tôt sur Instagram.

Un compte commun pour les factures et les courses

L'arrangement n'a rien d'un vague coup de main entre copines. Loyer, factures, alimentation : tout passe par un budget partagé, avec un compte commun dédié aux dépenses de la maison. La garde tourne, elle aussi : si l'une est en retard, l'autre récupère les deux enfants à l'école ; si l'une sort, l'autre garde. Une répartition des tâches s'est installée naturellement, Lauren aux fourneaux, Samantha à la vaisselle.

« Lauren et moi sommes inséparables. Nous avons emménagé dans une maison ensemble en mai, après que j'ai décidé de revenir à Auckland pour de meilleures opportunités de travail », expliquait Samantha Best au New York Post en 2022 (propos traduits de l'anglais).

Avant cela, elle ne cachait pas la difficulté : vivre seule avec son fils dans une ville chère, sans réseau sur place, la laissait isolée. Le partage des charges a changé l'équation financière ; la présence quotidienne d'une amie a changé le reste.

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« Les gens pensent toujours qu'on est en couple »

Reste le regard des autres, inévitable dès que deux femmes élèvent des enfants ensemble sans homme dans le décor. Sur les réseaux sociaux, où Samantha partage son quotidien, la question revient en boucle.

« Les gens pensent toujours que nous sommes en couple, on nous le demande sans arrêt, mais ce n'est absolument pas le cas », déclarait-elle au New York Post (propos traduits de l'anglais).

Ni l'une ni l'autre ne fréquentait quelqu'un à l'époque, sans exclure l'idée pour plus tard. En attendant, Samantha espérait surtout donner des idées à d'autres parents solos : selon elle, cette formule permettrait à beaucoup de mères célibataires de vivre mieux. Depuis, le phénomène a un nom et des relais un peu partout, des États-Unis au Royaume-Uni, où des mères seules mutualisent logement, factures et fatigue. Comme quoi, le colocataire idéal a parfois 5 ans de moins que prévu et vient avec sa propre mère.

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Manon Moreau

Au sujet de l'auteur :

Journaliste polyvalente, Manon couvre aussi bien l'actualité chaude que les sujets de société, la culture et la vie pratique. Elle privilégie les angles concrets, les sources croisées et les explications accessibles, quel que soit le thème traité.