Une jeune femme violée à plusieurs reprises en sortant d'une soirée libertine

L’affaire a été jugée treize ans après les faits en la présence des deux personnes concernées. Récit d’une terrible nuit.

Une soirée libertine qui a mal tournée

Treize ans après les faits, l’affaire a été jugée devant la cour criminelle départementale de Seine-et-Marne, du 5 au 9 février. L’affaire est celle d’une soirée libertine qui s’est mal déroulée, fin juillet 2012, à Saint-Fargeau-Ponthierry.

Une jeune femme de 25 ans, originaire de Rouen, s’est rendue avec son ami pour la soirée, un homme de 35 ans, dans la discothèque Maison-Rouge, renseigne le quotidien La République. La discothèque est bien connue pour y tenir des parties fines auxquelles a participé le couple ce jour-là. Ouvertement libertine, la jeune femme accepte un « plan à quatre » avec son ami, des clients et des employés de la discothèque. Après une partie de la nuit bien agitée sur fond de consommation d’alcool, la jeune femme souhaite rentrer.

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Son compagnon de la soirée accepte à contre-coeur après l’avoir présentée à des amis. Malgré tout, ils repartent ensemble pour poursuivre la soirée chez lui, non loin de là.

La plaignante, victime de « supplices » lors de la soirée

Marteau et balance, symboles de la justiceCrédit photo : lakshmiprasad S/ iStock

C’est là que les choses dégénèrent. La plaignante raconte avoir été d’abord d’accord pour le suivre. Mais le comportement de l’homme a pris une tournure inquiétante. La victime raconte avoir été abusée plusieurs fois. D’abord dans la voiture, puis dans le jardin de l’accusé, sur le capot du véhicule et de façon plus violente dans la chambre de l’homme, précise encore le quotidien.

D’abord classée sans suite à cause de doutes sur le consentement de la jeune femme et son témoignage, l’affaire a finalement été rouverte. Durant le procès, les avocats des deux partis n’ont cessé de contredire les propos de l’autre.

Me Étienne Noël, l’avocat de la plaignante, explique qu’elle souffre de syndrômes post-traumatiques basés sur des expertises psychologiques. Il parle de son agresseur comme d’un « bourreau » lui ayant infligé des « supplices ». À l’inverse, Me Cécile Caron-Rifet, l’avocate de l’accusé, évoque une « période est très peu favorable aux hommes en pareille posture », alors que la question du consentement est désormais pris au sérieux.

L’avocate générale de l‘affaire a finalement déclaré l’accusé coupable et réclamé cinq années de prison, acceptées par les juges. Ces derniers ont également demandé à ce que l’accusé soit inscrit au fichier des délinquants sexuels.


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