Aux États-Unis, un homme a appris que son fils était décédé alors qu’il était détenu par les services de l’immigration. Malgré sa demande, ces derniers ont refusé de le libérer temporairement pour qu’il puisse assister aux obsèques de son enfant.
Maher Tarabishi est le père de Wael, un homme âgé de 30 ans. Quand il avait 4 ans, Wael a appris qu’il souffrait de la maladie de Pompe, une affection rare qui provoque une dégénérescence musculaire rapide. À l’époque, les médecins avaient affirmé qu’il ne vivrait pas au-delà de 5 ans.
Crédit photo : @freemahertarabishi / Instagram
“Son père l’a maintenu en vie. Wael ne pouvait ni manger ni boire seul. Il ne pouvait pas se servir de ses bras ni de ses jambes. Maher était tout pour lui : ses poumons, ses jambes, ses bras, tout”, a expliqué Shahd Arnaout, la belle-fille de Maher, à The Intercept.
Une demande rejetée
Quand Maher est arrivé au Texas, il a demandé l’asile, mais sa demande a été rejetée. Après des années sans avoir régularisé sa situation, il a été arrêté par le service de l’immigration et des douanes des États-Unis et a été placé en détention. Au moment de son arrestation, sa première pensée a été : “Qui s’occupera de mon fils ?”
Crédit photo : @freemahertarabishi / Instagram
En effet, Maher était le principal soignant et aidant de Wael. Quand il était en détention, la santé de Wael s’est peu à peu dégradée puisque le jeune homme a été victime d’une pneumonie et d’une septicémie. L’avocat de son père a plaidé pour la libération de Maher afin qu’il puisse s’occuper de son fils, en vain. À l'inverse, en France, un homme incarcéré et connu pour ses tentatives d'évasion a pu sortir de prison pour passer son permis.
“Le mois dernier a été un véritable enfer. Mon père était mon héros, mon refuge. Il était là pour moi 24 heures sur 24. Et l’ICE l’a emmené”, a alors confié Wael.
Son fils est décédé
Malheureusement, le 23 janvier, Maher a reçu un appel l’informant que son fils était décédé.
“Il ne serait pas mort sans moi. Il est impossible qu’il soit mort sans m’attendre”, a-t-il déclaré au téléphone, selon des propos rapportés par The Intercept.
Crédit photo : @freemahertarabishi / Instagram
Son avocat a alors demandé sa libération temporaire pour qu’il puisse assister aux funérailles de son fils, en le transférant dans un centre de détention plus proche du funérarium. Mais une fois encore, les services de l’immigration ont refusé la demande et l’ont empêché de faire un dernier adieu à Wael.
“Les premières démarches avaient déjà commencé lorsque j’ai reçu un appel de l’agent de l’ICE avec lequel j’étais en contact. L’agent m’a informé que son supérieur était intervenu et lui avait indiqué que Maher ne serait pas autorisé à assister aux funérailles de Wael. C’était la décision finale”, a indiqué Ali Elhorr, l’avocat de Maher.
De son côté, l’ICE affirme qu’elle n’a reçu aucune demande officielle de qui que ce soit pour permettre à Maher d’assister aux obsèques de son enfant.
