Georgina Welsh, une Britannique de 32 ans, a quitté un poste à 65 000 euros par an dans la communication pour garder les animaux des autres : elle vit désormais sans payer de loyer, a déjà visité douze pays et affirme gagner presque autant qu'avant, tout en travaillant deux fois moins.
Qu'on se le dise, ils sont de plus en plus nombreux à en avoir assez du fameux « métro-boulot-dodo ». Entre un coût de la vie qui grimpe, des loyers qui dévorent les fins de mois et des journées de bureau à rallonge, beaucoup rêvent de tout plaquer pour un mode de vie plus libre. C'est exactement ce qu'a fait Georgina Welsh.
Dans un article du magazine américain Fortune, cette trentenaire raconte comment elle a troqué huit années passées à gravir les échelons contre une vie de pet-sitter nomade.
Pendant huit ans, Georgina a grimpé jusqu'à un poste de directrice de clientèle. Mais à 31 ans, malgré un bon salaire et de longues heures, elle faisait le même constat chaque mois : son compte était à sec, et son équilibre de vie inexistant.
« Je me sens plus heureuse. J'ai enfin l'impression de contrôler ma vie », confie-t-elle.
Une vie sans loyer, ni bureau
Tout a commencé en 2024, lorsqu'elle se met au pet-sitting pour voyager à moindres frais à travers le Royaume-Uni. Après une pause professionnelle et un long périple en Asie du Sud-Est, sa décision est prise : elle ne remettra plus les pieds dans un bureau à plein temps. L'été suivant, elle démissionne pour de bon. « J'ai ressenti un soulagement », se souvient-elle.
Le principe est simple : Georgina s'installe chez les propriétaires d'animaux le temps de leur absence, s'occupe de leurs compagnons à quatre pattes… et n'a ainsi aucun loyer à payer. Elle facture une soixantaine d'euros par jour pour garder un chien, un peu moins pour un chat, avec un minimum de cinq jours. Son plus long contrat ? Cinq semaines chez un même client.
Reste la question qui fâche : l'argent. Et c'est là que son calcul devient surprenant. En gagnant moins, Georgina passe sous le seuil des tranches d'imposition les plus élevées, paie moins de charges et rembourse moins son prêt étudiant. Ajoutez à cela l'absence totale de loyer, et elle estime économiser près de 1 600 euros chaque mois. De quoi se retrouver, en fin de mois, avec quasiment la même somme en poche qu'à l'époque où elle touchait environ 65 000 euros par an en travaillant pourtant deux fois moins.
Depuis sa reconversion, elle a vécu et travaillé un peu partout, de Brighton à la Cornouailles en passant par le Portugal, et a parcouru pas moins de douze pays. Entre deux gardes, elle a lancé un blog, monté un « supper club » et continue de faire un peu de freelance dans la communication. Il est possible de suivre son quotidien sur son compte Instagram ainsi que sur son blog. Une reconversion qui en fait rêver plus d'un !
