Cambriolée, cette commerçante de Perpignan diffuse les visages des voleurs sur Facebook... et risque 1 an de prison et 45 000 euros d'amende

À Perpignan, une commerçante s’est fait cambrioler. Pour prévenir les autres commerces, elle a publié les images de vidéosurveillance du vol, sans flouter les visages, ce qui est illégal.

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Dans la nuit du 12 août dernier, deux voleurs se sont introduits dans une boutique de prêt-à-porter de seconde main à Perpignan. Il s’agit de L’Origin’elle Dressing, qui a été cambriolé.

“Mon préjudice s’élève environ à 500 euros car je vends essentiellement des vêtements à petits prix mais ils m’ont quand même pris une machine à café qui m’avait coûté cher et une enceinte avec des micros”, a expliqué la propriétaire de la boutique à L'Indépendant.

La boutiqueCrédit photo : L'Origin'elle Dressing / Facebook

Elle publie les visages des voleurs

La commerçante qui s’est fait cambrioler a décidé de riposter en publiant les images de vidéosurveillance du cambriolage, sans flouter les visages des voleurs. Ainsi, sur les images, on peut clairement identifier les coupables. En plus de cela, elle a réalisé un montage dans lequel elle commente les agissements des voleurs et a publié le tout sur Facebook.

“C’est une manière de prévenir les autres commerçants du quartier et de Perpignan qu’ils doivent faire attention à ces deux personnes que l’on me dit être des SDF. Ils auraient volé dans d’autres commerces. Ils viennent souvent repérer autour du magasin et après, ils entrent et commettent des vols”, a-t-elle déclaré.

La suite après cette vidéo

La vidéo du cambriolageCrédit photo : L'Origin'elle Dressing / Facebook

1 an de prison et 45 000 euros d’amende

Face à la hausse des vols en magasin, de plus en plus de commerçants ont recours au “name and shame”, une pratique qui consiste à afficher les visages des voleurs publiquement. C’est le cas de ce supermarché qui affiche “les voleurs du mois”.

Cependant, cette pratique est illégale en France. Les commerçants qui publient de telles vidéos risquent des poursuites pour atteinte à la vie privée et violation de la présomption d’innoncence. Ils risquent jusqu’à un an de prison et 45 000 euros d’amende.

“Oui je sais que c’est interdit mais je l’assume. C’est à but de précaution pour les autres commerçants, vraiment, et si ça a pu les aider et éviter d’autres cambriolages, c’est tant mieux.”

Une pratique interdite qui reste un moyen de vengeance pour les commerçants.

Suite à la polémique déclenchée par sa vidéo, la commerçante a finalement décidé de modifier les images pour que les visages des voleurs ne soient plus visibles.

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Lisa Guinot

Au sujet de l'auteur :

Journaliste web avec 5 ans d'expérience en rédaction print et digitale, j'assure actuellement le suivi de l'actualité généraliste et des faits de société pour Demotivateur. Spécialisée dans les thématiques liées à l'environnement et à la cause animale, je m'attache à décrypter les enjeux climatiques et sociétaux avec rigueur. Mon expertise couvre également la vie pratique et le journalisme de solutions (Good News).