Un homme aurait agonisé pendant 3 jours, sous les yeux de sa compagne, qui aurait sciemment refusé d'appeler les secours.
Que s'est-il réellement passé dans le huis clos d'un appartement de Blagnac (Haute-Garonne), le 27 avril dernier ?
Ce jour-là, un homme, âgé de 46 ans, aurait fait une lourde chute dans le logement avant d'agoniser pendant 3 jours, sous les yeux de sa compagne. Cette dernière, pourtant présente au moment de l'accident, n'aurait en effet prévenu personne, laissant ainsi la victime souffrir, seule, jusqu'à son décès.
Pour quelle raison ? Seule l'enquête, ouverte par le parquet de Toulouse, pourra désormais le déterminer.
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Elle regarde son compagnon, blessé, agoniser pendant 3 jours
Interpelée, la compagne du défunt a été mise en examen pour « des faits de non-assistance à personne en danger », indiquent nos confrères de la Dépêche du Midi.
Les enquêteurs la soupçonnent ainsi de ne pas être intervenue volontairement alors que son compagnon gisait, à l'agonie, sur le sol de leur appartement.
Connu pour être en proie à des problèmes d'alcoolisme, le couple, décrit comme « fragile » par des voisins, n'avait aucun antécédent de violences conjugales. On ignore donc si la chute, qui a précipité le drame, est accidentelle. Ce que l'on sait, en revanche, c'est que la victime a d'abord perdu connaissance après le choc, avant de reprendre ses esprits, sans que sa compagne ne lui vienne en aide.
Ce n'est qu'au bout de trois jours que cette dernière, âgée de 47 ans, s'est enfin décidée à appeler les pompiers, après avoir raconté la situation à son médecin traitant qu'elle consultait pour tout autre chose. Transporté à l'hôpital, l'homme blessé était encore conscient lors de son arrivée aux urgences, mais il a finalement succombé à ses blessures quelques jours plus tard.
Selon la Dépêche du Midi, « sa prise en charge tardive, combinée à une hypothermie sévère, lui aurait été fatale ».
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Lors de son audition en garde à vue, la suspecte aurait expliqué qu'elle n'était pas intervenue car son compagnon n'acceptait pas son aide. Il aurait également refusé de boire et de s'alimenter, suite à sa chute. Elle a toutefois reconnu ne pas avoir insisté, malgré la gravité de la situation. Une version des faits pour le moins troublante.
Dans l'attente des conclusions de l'enquête, la quadragénaire a été placée sous contrôle judiciaire.
