Une femme est décédée devant les urgences alors qu’elle attendait sa prise en charge. Une situation qui montre la sursollicitation des hôpitaux.
Un drame a eu lieu à l’hôpital d’Aix-Pertuis ce mardi 6 janvier. Sandrine, une femme de 53 ans, a été emmenée aux urgences après avoir été transportée par les pompiers. C’est sa voisine qui a donné l’alerte quand elle a vu du sang devant le domicile de la victime. Cette dernière, alcoolisée, a fait une vilaine chute et s’est blessée au visage.
“C’était une personne isolée, sans lien social avec des problèmes d’alcool et qui vivait dans la commune depuis environ deux ans”, a indiqué Fabrice Poussardin, le maire de Meyrargues, à La Provence.
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Elle décède devant les urgences
Sandrine a été transportée aux urgences par les pompiers. Cependant, elle a attendu 2 heures dans l’ambulance, tout en étant surveillée par les équipes médicales. À cause de cette trop longue attente, la quinquagénaire a succombé à un arrêt respiratoire.
Elle n'est malheureusement pas la seule dans ce cas puisqu'en janvier dernier, une femme de 20 ans est décédée après avoir attendu plusieurs heures aux urgences.
“La patiente a immédiatement été prise en charge par les équipes des urgences et du service de réanimation. Malgré la mise en oeuvre de l’ensemble des soins requis dans ce type de situation, son décès a été constaté à l’hôpital”, a indiqué la direction de l’hôpital.
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Des hôpitaux surchargés
Ce drame montre les difficultés qui subsistent dans les hôpitaux. En septembre dernier, une femme s'est suicidée après avoir attendu deux jours avant d'être prise en charge. Actuellement, les établissements de santé français sont très sollicités en raison de l’épidémie de grippe, mais aussi de la grève des urgences qui touche les cliniques privées et les cabinets de médecins.
Si l’hôpital s’était préparé à un afflux de patients suite à cette grève, l’accès était tout de même “très restreint” aux urgences depuis le 5 janvier.
“L’hôpital est déjà sous tension avec un manque d’effectifs et de lits, à cela s’ajoute le projet de loi de financement de la Sécurité sociale que dénoncent à raison les médecins de ville et cliniques privées. Les responsables sont la politique du gouvernement et l’ARS”, a indiqué René Sale, secrétaire général du syndicat FO des hospitaliers d’Aix-Pertuis à La Provence.
Si cette situation s’est aggravée avec la grippe et la grève, elle n’est cependant pas nouvelle. Selon le personnel soignant de l’hôpital, cela fait des années que des patients attendent aux portes des urgences et subissent une longue prise en charge.
