La Malaisie a utilisé une peinture phosphorescente pour rendre ses routes lumineuses dans le noir, mais un gros problème a tout gâché

Pour améliorer la sécurité routière, la Malaisie a opté pour un marquage photoluminescent afin de rendre ses routes plus sûres. Le hic ? Tout ne s’est pas passé comme prévu.

Chaque année, 6000 personnes perdent la vie sur les routes en Malaisie. Face à cette situation, les autorités ont décidé de renforcer la sécurité routière. Le Département des Travaux Publics du pays a eu l’idée d’opter pour un marquage photoluminescent pour rendre ses routes plus sûres.

Le concept ? Utiliser de la peinture qui brille dans le noir à la place des lampadaires traditionnels. Le projet a été testé pour la première fois en octobre 2023 sur une route rurale à deux voies.

Ce marquage, visible sur une longueur de 245 mètres, était censé guider les automobilistes en toute sécurité « dans une zone longtemps en proie à un mauvais éclairage et à de fréquentes pannes de courant », détaille le site spécialisé Daily Galaxy.

Un projet ambitieux qui se heurte à la réalité

Selon un article du Straits Times, la réaction du public a été extrêmement positive. Nombreux sont ceux qui ont salué cette initiative. Le problème ? Le gouvernement a vite déchanté en réalisant le coût exact de cette opération.

Dans le détail, la peinture utilisée coûte environ 749 ringgits malaisiens (environ 876 euros) par mètre carré. De son côté, le prix des marquages traditionnels s’élève à 40 ringgits malaisiens (47 euros).

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En d’autres termes, le prix de la peinture photoluminescente est presque 20 fois plus cher. Un investissement jugé trop important par les autorités du pays. Celles-ci ont alors pris une décision radicale : celle de stopper le projet.

«  Le coût est trop élevé, donc nous ne poursuivrons probablement pas l’installation de routes phosphorescentes. Nous avons mené des tests, mais cela n’a pas convaincu les experts du ministère  », a déclaré Ahmad Maslan, vice-ministre des Travaux publics de Malaisie.

En plus de cela, le Département a fait face à un autre problème. Des experts de l'Institut malaisien de recherche sur la sécurité routière (MIROS) auraient exprimé des inquiétudes quant à la durabilité de la peinture.

Un triste constat alors que l'intention de départ était louable.

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Au sujet de l'auteur :

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