En Italie, à Milan, une femme âgée de 40 ans a été licenciée pour une raison surprenante. Alors qu’elle travaillait dans une entreprise spécialisée dans la finance depuis un an, elle a agacé ses collègues. En effet, chaque jour, elle dispersait des post-its dans l’entreprise pour faire la morale à ses collègues de bureau.
Estimant que personne ne respectait certaines règles de politesse et de respect, l’employée les rappelait sur ses petits bouts de papier, qu’elle collait sur les bureaux, ordinateurs et fenêtres de ses collègues. Chaque jour, ils pouvaient lire des injonctions comme : “Ne fouillez pas dans les tiroirs” ou “Ne traînez pas à la réception”.
Un usage “continu et impulsif de post-its”
Cette mauvaise habitude a fini par agacer les autres employés, qui se sont plaints à la direction. De cette façon, l’Italienne a été licenciée pour faute grave. Son employeur lui a reproché l’usage “continu et impulsif de post-its” et elle a été jugée responsable de la détérioration de l’ambiance de travail.
“Comme dans toute relation de travail, vous êtes tenue d’éviter tout comportement et conflit susceptible de nuire au climat interne et d’avoir un impact négatif sur l’organisation, l’environnement de travail et la qualité du travail. Vous avez pour habitude d’adopter un comportement agressif, vulgaire et conflictuel envers vos collègues, en violation flagrante des principes et des règles”, lui a reproché son employeur, selon le Corriere della Sera.
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La justice lui donne raison
Cependant, l’employée ne s’est pas laissée faire puisqu’elle a contesté son licenciement en justice. Dans certains cas, il se peut que les juges donnent raison aux employés dans ce genre de situation, comme cet homme qui a été licencié pour avoir joué à Pokémon au bureau et qui a obtenu raison.
Finalement, la justice a tranché en faveur de l’Italienne, estimant que l’utilisation répétée de post-its ne pouvait pas suffire à licencier une personne, et que cela ne prouvait pas que la femme était l’unique responsable de la détérioration de l’ambiance dans l’entreprise.
Elle reçoit 33 000 euros et est réintégrée
Finalement, l’employée reçu 33 000 euros d’indemnités, correspondant à ses 12 mois de salaire non perçus, ainsi que les frais de justice qui ont été remboursés par l’entreprise. Mais ce n’est pas tout ! Elle a également obtenu sa réintégration au sein de la société.
Mais après ce conflit, il n’est pas certain que l’ambiance au travail s’améliore…
