Un policier est actuellement jugé pour avoir violé, dans un commissariat, la femme qui l'avait sollicité pour porter plainte. Une affaire qui fait grand bruit dans les rangs des forces de l'ordre.
C'est un terrible fait divers que la police aurait certainement préféré passer sous silence.
Un policier de Seine-et-Marne a violé, à deux reprises, une femme qui était venue porter plainte pour violences conjugales, au commissariat.
Jugé depuis le lundi 23 mars, il risque 20 ans de prison.
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Le policier en charge de prendre sa plainte la... viole dans le commissariat
Les faits ont eu lieu au commissariat de Pontault-Combault, les 22 et 24 février 2023, croient savoir nos confrères du Parisien.
Âgé de 58 ans, Jean-Pierre D. aurait ainsi imposé une fellation à la plaignante, une certaine Amandina P., ressortissante angolaise sans titre de séjour. Victime de violences conjugales, cette dernière s'était rendue au poste de police afin de porter plainte contre son conjoint lorsque le fonctionnaire a abusé d'elle.
Mais le cauchemar d'Amandina ne s'est pas arrêté là, puisque le policier l'a convoquée, deux jours plus tard, au commissariat et l'a de nouveau violée.
Des faits abominables que le prévenu a d'abord niés avant finalement de les reconnaître, en présentant ses excuses lors du premier jour du procès, qui s'est ouvert au tribunal de Melun.
« Je suis entièrement responsable de tout ça (...) J’ai fait du mal. Je ne voulais pas le voir, je ne voulais même pas l’entendre », a-t-il ainsi reconnu, se décrivant lui-même comme un homme « dégueulasse ».
Ses excuses n'ont aucunement attendri la victime qui a dénoncé des « larmes de crocodile ».
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« Le problème dans ma vie avec les femmes, c’est pas les femmes, c’est moi », a par ailleurs Jean-Pierre D, qu'une ancienne compagne décrit comme un « prédateur sur le plan sexuel ».
La femme, avec laquelle il était en couple au moment des faits, l'a, au contraire, dépeint comme un homme « calme », « doux » et « rassurant ». Des traits de caractère qui tranchent avec la violence des faits. Il s'agirait donc d'un profil à la « docteur Jekyll et mister Hyde », pour reprendre les mots du président de la Cour.
Jean-Pierre D, qui a raconté avoir été violé par son frère aîné et un professeur de judo durant son enfance, a confessé avoir toujours vécu « avec la prédominance de la sexualité et de la violence »
Déjà condamné en 2010 pour exhibition sexuelle envers plusieurs factrices, il encourt désormais 20 ans de réclusion criminelle.
