Le procès d'un homme accusé d'un viol particulièrement sauvage et sordide vient de débuter en Normandie. L'affaire, qui remonte à 2023, avait profondément choqué les Français. Récit.
C'est aujourd'hui, mercredi 11 mars, que débute le procès tant attendu d'Oumar N., aux assises de la Manche à Coutances.
Cet homme est jugé pour avoir sauvagement agressé puis violé une jeune femme d'une vingtaine d'années au domicile de cette dernière, au cœur de l'été 2023. Il avait ensuite pris la fuite en laissant la victime dans un état critique. Un viol sordide et barbare qui avait, à l'époque, ému la France entière.
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Il viole sauvagement une jeune femme et la laisse pour morte à son domicile
Les faits ont eu lieu dans la ville de Cherbourg-en-Cotentin et remontent au 4 août 2023.
Ce jour-là, tôt dans la matinée, Mégane, jeune normande de 29 ans, est agressée chez elle par Oumar N, qui va lui faire subir un véritable calvaire. L'agresseur, alors âgé de 18 ans, s'acharne en effet sur sa victime en la rouant de coups avant de la violer sauvagement à plusieurs reprises, en utilisant notamment un manche à balai. Un déferlement d'une violence inouïe. Une fois sa sale besogne achevée, le suspect s'enfuit en laissant Mégane pour morte. En dépit de ses graves blessures, la jeune femme parvient néanmoins à contacter les secours qui se rendent immédiatement à son chevet avant de la transporter d'urgence à l'hôpital Pasteur de Cherbourg.
Hospitalisée dans un état critique, Mégane est alors plongée dans un coma artificiel afin d'être opérée. Son pronostic vital est engagé. Elle souffre d'une perforation du côlon, de l'intestin grêle, du péritoine ou encore du diaphragme et plusieurs de ses côtes sont fracturées. Un pneumothorax lui est également diagnostiqué. Ses blessures sont si choquantes qu'une cellule de crise est mise en place par l'hôpital afin d'accompagner psychologiquement le personnel soignant qui l'a prise en charge.
Après plusieurs semaines passées entre la vie et la mort, Mégane sortira finalement du coma le 6 septembre 2023.
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Identifié après avoir été confondu par le bornage de son téléphone portable, mais aussi ses empreintes digitales, déjà inscrites au fichier automatisé (FAED), Oumar N. est arrêté une semaine après les faits. Défavorablement connu des services de police, pour des faits de violence, d'atteintes aux biens et d'agression sexuelle, il est alors placé en détention provisoire.
Aujourd'hui âgé de 21 ans, il risque la prison à perpétuité, lors de ce procès qui se tiendra à huis-clos.
