Huit mois de chantier, 33 000 euros annoncés, zéro expérience en construction au départ et, détail rare pour une tiny house en France, une installation validée par la mairie : Aymée, professeure de surf, s'est bâti une maison à sa mesure dans les bois de l'ouest du pays.
Emplois saisonniers, locations, voyages sac au dos, années de van : Aymée a longtemps vécu en mouvement. Elle enseigne le surf l'été et voulait enfin un endroit qui soit le sien, sans renoncer à la simplicité de sa vie nomade. La chaîne Living Big in a Tiny House lui consacre une visite guidée.
Elle apprend à construire… en construisant
Quand elle se lance, Aymée n'a aucune expérience du bâtiment. Elle apprend donc sur le tas, geste après geste, pendant huit mois. Le reportage avance un budget de 33 000 euros pour la maison, sans en publier le détail poste par poste.
Le résultat ne ressemble pas à la boîte rectangulaire habituelle : portes arrondies, bardage extérieur inspiré des vagues, ligne de toit travaillée. À l'intérieur, l'espace est découpé en zones distinctes pour cuisiner, se détendre, travailler et créer.
Une tiny house installée légalement, avec l'accord de la mairie
C'est le point qui distingue son projet de beaucoup d'autres. Aymée a effectué les démarches auprès du maire de sa commune et obtenu l'autorisation de vivre dans sa tiny house sur le terrain. En France, l'installation à l'année d'une petite maison sur roues dépend largement du terrain choisi et du feu vert local : ici, les deux se sont alignés.
Une entrée conçue pour rentrer en combinaison trempée
Le surf a dicté l'un des choix les plus concrets du plan. L'entrée et la salle de bains forment un sas entièrement pensé pour l'eau : Aymée peut rentrer en combinaison mouillée, se rincer et laisser sécher son matériel avant de rejoindre le reste du logement. Un an de sable dans le couloir en moins.
Après des années à cuisiner dans un van, elle tenait aussi à une vraie cuisine : plan de travail, rangements, four, et assez de place pour préparer un repas à plusieurs.
Au-dessus du canapé, une plateforme pour le yoga et les invités
Le salon reçoit la lumière par de grandes fenêtres. Une plateforme surélevée, installée au-dessus du canapé, sert tour à tour de coin yoga, d'espace couture ou de couchage d'appoint. La chambre, en mezzanine et habillée de bois, laisse assez de hauteur pour s'asseoir dans le lit.
Cette logique du logement taillé sur mesure rappelle celle d'Annie Rose, qui a posé sa tiny house de 28 m² sur le terrain de ses parents, ou celle de McKean, parti du jardin familial à 24 ans. Chez Aymée, la trace de la vie de surfeuse commence dès la porte d'entrée.
