Un humain reçoit une greffe d'un coeur de porc génétiquement modifié, une première mondiale

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En fin de semaine dernière, un homme a reçu une greffe d’un cœur de porc, outre-Atlantique. Du jamais vu dans l'histoire de l'humanité. Précisions.

C’est une première mondiale !

Des chirurgiens américains ont réussi à greffer avec succès un cœur de porc, génétiquement modifié, sur un humain.

Une prouesse qui a été annoncée ce lundi par l’école de médecine de l’université du Maryland (États-Unis), où s’est déroulée la délicate opération le 7 janvier dernier.

Cette avancée médicale considérable dans le domaine des xénogreffes a démontré, pour la première fois, qu’un cœur animal pouvait continuer de fonctionner à l’intérieur d’un corps humain.

Crédit photo : Université du Maryland 

Pour la première fois de l'histoire, un cœur de porc génétiquement modifié a été greffé avec succès chez un humain

Le patient ayant subi la transplantation est âgé de 57 ans et avait été déclaré inéligible à une greffe humaine en raison de son état de santé détérioré, qui le condamnait à vivre alité et relié à une machine depuis des mois.

Sans réelle option quant à sa survie, l’homme avait donc donné son accord pour tenter le tout pour le tout en acceptant de participer à cette opération expérimentale, approuvée par l’Agence américaine des médicaments (DEA).

« C’était soit la mort, soit cette greffe. Je veux vivre. Je sais que c’est assez hasardeux, mais c’était ma dernière option. J’ai hâte de pouvoir sortir de mon lit une fois que je serai rétabli », avait ainsi déclaré l’intéressé, la veille de l’opération.

Antonhy Bennett est le premier être humain à avoir reçu une greffe d'un cœur de porc. Crédit photo : Université du Maryland

« C’est une avancée chirurgicale majeure et qui nous rapproche encore u peu plus d’une solution à la pénurie d’organes », a affirmé Bartley Griffith, l’homme ayant réalisé la greffe.

Le porc dont provient le cœur greffé a été génétiquement modifié pour ne plus produire un type de sucre, présent chez l’animal, qui entraîne un rejet immédiat de l’organe par l’être humain.

D’autre part, les scientifiques ont procédé à l’ajout de six gènes humains dans le génome du porc.

Ces modifications génétiques ont été réalisées par l’entreprise Revivicor, qui s’était déjà distinguée en octobre dernier, en fournissant un rein de porc qui avait été greffé avec succès chez un patient new-yorkais en état de mort cérébrale.

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