Becky Jones est une femme britannique qui a reçu un lourd diagnostic en 2012, alors qu’elle avait 21 ans. Un oncologue de l’hôpital universitaire de Coventry, au Royaume-Uni, lui a diagnostiqué un cancer. Selon le professionnel de santé, la jeune femme souffrait d’une tumeur au cerveau incurable et il lui a affirmé qu’il ne lui restait que quelques mois à vivre.
Crédit photo : Becky Jones
Le monde s’est alors effondré autour de Becky, qui venait de rencontrer son compagnon et voulait faire carrière dans la police. Pour traiter son cancer, elle a suivi des séances de chimiothérapie pendant 11 ans. La jeune femme devait prendre du témozolomide à vie, alors que la posologie habituelle est de six cycles de traitement sur une période de six mois.
Elle subit 11 années de chimiothérapie
La chimiothérapie a eu des conséquences désastreuses sur sa santé. Becky avait des nausées en permanence, des douleurs d’estomac, a subi une perte de cheveux et une grande fatigue. Pendant onze ans, elle a évité les événements sociaux et les réunions de famille de peur d’attraper une infection et de mourir. Son permis de conduire lui a été retiré et on lui a annoncé qu’elle ne pourrait pas tomber enceinte.
Crédit photo : Becky Jones
Cependant, onze ans plus tard, tout a basculé. Son oncologue est parti en retraite et tous les cas de cancer liés à ce médecin ont été réexaminés. En allant voir un nouveau docteur, Becky a appris qu’elle n’avait jamais eu de cancer. Ce fut également le cas de cette femme qui, après avoir subi une lourde chimiothérapie pendant quatre ans, a appris que son cancer n'existait pas.
“Je n’ai jamais eu de tumeur”
En effet, la jeune femme n’avait pas de tumeur mais une inflammation au cerveau, qui aurait pu être traitée par corticoïde. Becky avait déjà été alertée en recevant ses images d’examen quelques temps plus tôt, voyant qu’il n’y avait pas de tumeur, mais son médecin lui avait répondu que celle-ci n’était “pas visible à l’oeil nu”.
“On m’a répété inlassablement que j’allais mourir si je ne suivais pas la chimiothérapie. Je n’ai jamais eu de tumeur au cerveau. On a posé un mauvais diagnostic et j’ai suivi tout ce traitement pendant la majeure partie de ma vie d’adulte, pour rien. En somme, il a gâché ma vie”, a-t-elle confié à la BBC.
Une enquête a été menée pour en savoir plus sur ce mauvais diagnostic. Les résultats ont montré un “manque de curiosité clinique” car le médecin n’aurait pas fait de recherche et n’aurait pas parlé de ce cas à ses collègues.
Aujourd’hui, malgré les prononstics des médecins, Becky est mère de deux enfants. Elle a engagé des poursuites judiciaires contre l’hôpital. La jeune femme n’est pas seule dans ce cas car 40 autres personnes ont porté plainte contre l’établissement après avoir reçu des traitements anticancéreux injustifiés ou prolongés.
