En Italie, une sexagénaire a été victime d’une grave erreur médicale, qui a eu de lourdes conséquences sur sa santé physique et mentale.
Il y a vingt ans, Daniela Montesi, une Italienne âgée de 65 ans, a découvert qu’elle était atteinte d’un cancer. Au cours des quatre années suivantes, cette dernière a suivi une chimiothérapie intensive pour… rien. Et pour cause : elle n’était pas malade.
Les médecins lui diagnostiquent un cancer…
Cette histoire surréaliste a commencé en 2006. À l’époque, la principale concernée se rend à l’hôpital de Volterra, en Toscane, pour subir une intervention orthopédique, rapporte la presse italienne.
Avant son opération, la patiente réalise des examens médicaux, qui révèlent une anomalie. Face à cette situation, la chirurgie est aussitôt annulée, et la femme est invitée à faire des tests plus poussés.
C’est dans ce contexte que Daniela apprend le terrible diagnostic : elle souffre d’un lymphome intestinal au stade terminal.
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Mourante, elle entame, entre janvier 2007 à mai 2011, un protocole de chimiothérapie, ainsi qu’un lourd traitement à base de corticoïdes.
Peu après, une nouvelle biopsie a dévoilé l’impensable : Daniela n’a en réalité jamais eu de tumeur ! Pendant quatre ans, celle qui a été victime d’une erreur médicale a reçu des soins qu’elle n’aurait pas dû recevoir.
… qui n’existe pas
Sans réelle surprise, cette découverte a été un véritable choc pour la pauvre malheureuse, qui a souffert d’un déséquilibre hormonal et de plusieurs fractures à cause des traitements intensifs.
« Mon système immunitaire a été détruit par ces traitements erronés, inutiles et nocifs », confie l’Italienne auprès d’Il Tirreno.
Avant d’ajouter :
« J'étais assureuse, mais j'ai dû quitter mon emploi parce qu'on m'a retiré mon permis de conduire à cause de mon état de santé. J'ai essayé de le récupérer, mais je n'ai pas réussi (…) Aujourd’hui, je suis fatiguée ».
Ce n’est pas tout ! Daniela a été en proie à des épisodes dépressifs. Comme le précisent nos confrères, une plainte pour négligence médicale a été déposée contre l’établissement responsable du mauvais diagnostic.
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500 000 euros de dommages et intérêts
Dans un premier temps, la plaignante a obtenu 300 000 euros de dommages et intérêts. Une somme jugée insuffisante par la principale intéressée, qui a interjeté appel.
La semaine dernière, Daniela a obtenu gain de cause devant la cour d’appel de Florence. Celle-ci va en effet recevoir 200 000 euros supplémentaires de la part de la clinique.
« L’augmentation des dommages-intérêts est indubitablement justifiée par l’angoisse et les souffrances extraordinaires que le diagnostic de lymphome en phase terminale a dû causer à la femme, qui a passé une période significative de sa vie (cinq ans) à craindre de mourir d’une maladie grave », détaille l’arrêt.
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De son côté, la sexagénaire garde encore les séquelles de cette mésaventure qui a détruit sa vie.
« Je me sens brisée. Je n’ai aucun moyen d’être en paix, même après cette décision », a-t-elle expliqué.
