En Chine, des scientifiques découvrent trois fossiles de poissons vieux de 244 millions d'années

En Chine, des scientifiques ont trouvé les restes congelés de trois spécimens de Peltoperleidus enfouis dans le sol. Il s’agit des plus anciens fossiles de ce poisson osseux jamais découverts.

Crédit : Peer J

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Les fossiles ont été repérés ces dernières semaines à Luoping, dans l'est de la province de Yunnan. C’est la première fois que des spécimens de ce poisson vieux de 244 millions d'années sont trouvés en dehors de l'Europe, la créature n'étant connue que dans la zone qui correspond aujourd'hui au sud de la Suisse et au nord de l'Italie.

Ces poissons possèdent de minuscules dents pointues, des écailles distinctives et un museau émoussé, ce qui leur confère une apparence particulière.

Les découvertes récentes effectuées en Chine ont appris aux scientifiques que le Peltoperleidus avait vécu deux millions d'années de plus que ce que l'on croyait jusqu'à présent, tous les fossiles précédents remontant à 242 millions d'années.

Yu Min, paléontologue à l'Institut de paléontologie des vertébrés et à l'Académie chinoise des sciences de Pékin, a déclaré au Global Times : « c’est aussi un signe qui nous incite à explorer davantage la répartition paléogéographique et la distribution des espèces, puisque nous voyons qu'il a été découvert en Chine alors que nous pensions auparavant qu'il n'existait qu'en Europe. »

Peltoperleidus est un poisson prédateur qui vivait à l'époque du Trias moyen. Cet animal préhistorique possédait une mâchoire inférieure qui était suspendue directement sous le crâne, de sorte que la bouche pouvait être ouverte très largement, ce qui permettait de capturer de plus grandes proies.

Il possédait également d’autres caractéristiques qui lui étaient propres. Par exemple, contrairement aux autres poissons, le Peltoperleidus et ses proches parents avaient des nageoires très flexibles avec un nombre réduit de rayons de nageoire. Ce progrès évolutif aurait rendu le poisson plus agile dans l'eau.

Crédit : Peer J

Le petit poisson, qui mesurait environ 2,5 centimètres de long en moyenne, était entièrement recouvert d'écailles rhomboïdales. Ces dernières sont lisses et étaient disposées en 34 ou 35 rangées verticales entre la ceinture pectorale et ce que l’on appelle l’inversion caudale.

De chaque côté du corps, les chercheurs ont constaté la présence de 14 ou 15 écailles dans la 22ème rangée verticale et 6 ou 7 au-dessus de la ligne latérale.

Très proches physiologiquement de ses ancêtres d’Europe, ces poissons sont des prédateurs durophage de petite taille, c’est-à-dire qu’ils consomment des organismes à coquille dure ou contenant un exosquelette.

L’une de leurs particularités est de posséder une dentition combinant des morphologies de préhension et d'écrasement. Ces observations réalisées par les chercheurs qui ont pu avoir les fossiles entre les mains ont été retranscrites dans une étude publiée dans la revue scientifique Peer J.

Crédit : Peer J

La chine, théâtre de découvertes archéologiques historiques

Ce n’est pas la première fois que la Chine est le théâtre de découvertes historiques. En effet, en 2009, des chercheurs locaux avaient annoncé avoir mis la main sur un Guiyu oneiros, un autre type de poisson osseux, le plus ancien connu et le mieux conservé, dans le sud du pays.

Ce fossile, datant de 418 millions d'années et d’environ 30 centimètres de long, éclaire la communauté scientifique à propos de l'histoire de l'évolution des vertébrés à mâchoires.

Crédit : PA

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Fascinant, n’est-ce pas ?

Source : Daily Mail