Climat : une « boîte noire » va être installée pour enregistrer la chute de la civilisation et transmettre nos erreurs aux générations futures

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Des chercheurs australiens ont mis au point une gigantesque « boîte noire » d'une dizaine de mètres qui aura pour mission de collecter des données pendant des décennies afin de prévenir les générations futures des erreurs que l'humanité a commises en matière de climat.

Si d’aventure la catastrophe climatique qui se profile venait à mettre fin à notre civilisation, telle qu’on la connaît aujourd’hui, comment avertir les générations futures afin qu’elles évitent de reproduire les mêmes erreurs ?

Cette problématique, qui ressemble à un scénario de film d’anticipation, c’est la question à laquelle ont réfléchi des scientifiques australiens qui ont eu l’idée de créer une forme d’artéfact, contenant de précieuses données destinées à nos lointains descendants.

On imagine déjà le sourire des plus sceptiques mais le projet est pourtant très sérieux !

Crédit photo : earthsblackbox

Une « boîte noire » gigantesque pour prévenir les générations futures de la catastrophe climatique

Comme l’expliquent nos confrères d’ABC Australia, la société Clemenger BBDO s’est ainsi associée avec des chercheurs de l’Université de Tasmanie pour mettre au point une « boîte noire » indestructible, afin d’enregistrer « chaque pas qui nous rapproche » de la catastrophe climatique.

Une volonté de transmettre ce qui peut encore l’être pour que l’humanité, si celle-ci survit, n’oublie pas ce qui aura précipité sa chute.

Crédit photo : earthsblackbox

Cet incroyable projet est imminent puisque début 2022, cette « boîte noire » devrait être installée dans une plaine de granit située dans l’île australienne de Tasmanie.

L’objet sera un grand bâtiment en forme de monolithe orange - ce qui ne devrait pas manquer de plaire aux inconditionnels de Stanley Kubrick - et devrait mesurer une dizaine de mètres environ.

L’imposant édifice renfermera quantité de disques de stockage informatique alimentés par des panneaux solaires.

Les données recueillies seront essentiellement atmosphériques et climatiques, comme les niveaux de CO2 par exemple, mais il devrait y avoir également des contenus informatiques traitant de la question et repérés par un algorithme.

Petit bémol toutefois, le niveau de stockage risque d’arriver à saturation d’ici trente à cinquante ans, ce qui incite les chercheurs à imaginer encore d’autres options pour envisager une solution à très long terme.

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