Ce jeudi 3 septembre, le tribunal de Strasbourg a condamné un interne en médecine, âgé de 36 ans, à cinq ans de prison dont trois avec sursis. L’homme a été reconnu coupable d’avoir administré des comprimés abortifs à sa compagne à son insu.
Il ne voulait pas devenir père et pour s’en assurer, il a commis l’irréparable. Interne en médecine, un homme âgé de 36 ans, sans antécédents judiciaires, avait étudié la médecine pendant 10 ans et en était à la fin de son cursus lorsque les faits se sont produits.
En mars 2024, au domicile de sa compagne, une infirmière, à Furdenheim (Bas-Rhin), le trentenaire a usé d’un stratagème très sournois pour empêcher la naissance de leur enfant. Il s’était procuré "un comprimé de mifépristone — qui ramollit le col de l’utérus — et trois cachets de misoprostol — qui entraîne l’expulsion du fœtus".
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Il a fait ingérer à sa compagne la première molécule "en l’embrassant" puis, le lendemain, lui a fait boire une boisson dans laquelle il avait dissous le second produit.
"Il a reconnu les faits qui lui étaient reprochés. Il a expliqué qu’il les a commis parce qu’il n’arrivait pas à se projeter dans un projet de parentalité, qu’il n’était pas en situation psychologique, financière et matérielle de s’investir dans un projet parental. Il a exprimé des regrets, présenté ses excuses"
Interdiction d’exercer la profession de médecin
Si son avocat se réserve le droit de faire appel, le couperet est tombé sans faire de cadeaux à l’interne en médecin. En effet, le tribunal correctionnel de Strasbourg l’a condamné à 5 ans de prison, dont trois avec sursis, et placé sous mandat de dépôt. Il a été reconnu coupable d’avoir administré à sa compagne des comprimés abortifs à son insu.
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En outre, il a également reçu l’interdiction définitive d’exercer la profession de médecin et l’interdiction d’exercer toute activité de nature médicale ou paramédicale pendant une durée de cinq ans. Une carrière déjà morte avant d’être née.
