Une enquête de Libération a révélé des pratiques de voyeurisme visant plusieurs clientes, dont l’actrice Virginie Efira, par plusieurs employés qui se partageaient des images de vidéosurveillance.
C’est un véritable scandale qui vient secouer l’un des palaces les plus luxueux et prestigieux de la capitale française. Alors qu’il vient de renouveler son statut de palace pour trois ans, l’Hôtel de Crillon se retrouve au centre d’une sombre affaire révélée par une enquête de Libération.
Derrière le prestige du palace, d'anciens salariés dénoncent des pratiques troublantes et de sérieux dysfonctionnements internes. Parmi les pratiques troublantes, celle qui fait le plus couler d’encre est certainement le voyeurisme opéré par plusieurs employés à travers les caméras de surveillance.
Crédit photo : Hôtel de Crillon
Certains membres de la sécurité auraient régulièrement consulté des images à caractère intime de clientes filmées dans les espaces communs du palace. Ces séquences auraient également circulé dans des conversations WhatsApp.
L'enquête rapporte que ces pratiques auraient été observées "environ hebdomadairement", y compris avec la participation de personnes occupant des fonctions de direction. Parmi les personnes filmées figure notamment Virginie Efira. Selon Libération, une caméra aurait capté l'actrice au bord de la piscine alors qu'elle ouvrait son peignoir. Les images auraient ensuite été regardées par des employés.
Crédit photo : AFP
Voyeurisme, vols et licenciements : l’Hôtel de Crillon face à ses démons
L’affaire a pris une tournure vertigineuse lorsque les images sont sorties de l’enceinte de l’établissement. En effet, Virginie Efira a fini par recevoir la vidéo via une connaissance commune avec un employé de l'hôtel. Après cette fuite interne, l’Hôtel de Crillon aurait dédommagé l’actrice pour étouffer le scandale. Contactée directement sur cette scabreuse affaire, la comédienne n’a pas souhaité commenter ni confirmer ces informations.
Cette atteinte à la vie privée de l’actrice belge n’était malheureusement pas un cas isolé. Selon les révélations du journaliste Théo Ribeton dans Libération, les membres du service de sécurité du palace parisien avaient instauré une pratique bien rodée.
Ils utilisaient régulièrement les caméras de l’établissement pour enregistrer et se partager des moments intimes de plusieurs clientes célèbres ou non séjournant place de la Concorde.
Crédit photo : Hôtel de Crillon
Cette dérive s’inscrit au sein d’un climat interne particulièrement toxique. L’enquête journalistique pointe également du doigt un véritable trafic d’objets de luxe qui disparaissaient mystérieusement du stock des objets trouvés. Ce climat interne s’est accompagné de lourdes tensions : plusieurs salariés, dont des membres de la sécurité et représentants syndicaux ont été licenciés par l’établissement.
Ce vaste système n’a éclaté au grand jour que grâce aux témoignages d’anciens collaborateurs, poussés vers la sortie ou démissionnaires. Leurs récits dressent le bilan amer d’un palace d’exception dont les coulisses ont été le théâtre de dysfonctionnements majeurs.
