Le harcèlement scolaire est un véritable fléau, qui fait vivre l’enfer à de nombreux élèves dans le monde entier.
Malheureusement, certains d’entre eux, poussés à bout, en viennent à s’ôter la vie pour ne plus supporter cette souffrance.
Alors que ce phénomène continue de faire des ravages, la justice espagnole a décidé de punir deux harceleuses à Vigo, en Galice, dans le nord-ouest de l’Espagne.
Deux adolescentes condamnées pour harcèlement scolaire
Jugées une première fois par le tribunal pour mineurs de Pontevedra, les deux mises en cause ont vu leur condamnation confirmée en juillet 2026 par la cour provinciale de Vigo, rapporte la chaîne de télévision Telecinco.
Les deux jeunes filles, âgées de 14 et 15 ans au moment des faits, ont été reconnues coupables après une année scolaire entière de harcèlement moral et de menaces envers l’une de leurs camarades de classe de 14 ans dans un lycée de Vigo.
Le jugement définitif établit que les jeunes filles ont insulté, humilié et tenté d’isoler la victime du reste des élèves.
En raison de leurs actes, les deux mineures devront verser à la plaignante 20 523 euros de dommages et intérêts pour le préjudice psychologique subi.
Ce n’est pas tout. Elles devront également effectuer six mois de mise à l’épreuve, participer à un programme de prévention de la violence, de respect et de résolution des conflits, et réaliser 50 heures de travaux d’intérêt général.
« Elle cherche les ennuis »
Les faits se sont déroulés entre septembre 2023 et septembre 2024. La décision du tribunal précise que les deux adolescentes ont harcelé ensemble leur camarade de classe presque quotidiennement pendant un an, à la fois à l’école et via un groupe WhatsApp.
Selon Faro de Vigo, la victime a fait l’objet d’insultes et de propos dénigrants, notamment sur son physique. En parallèle, ses deux bourreaux ont tenté d’empêcher ses camarades de la fréquenter.
En avril 2024, l’établissement scolaire a mis en placeun protocole de lutte contre le harcèlement scolaire. Résultat : les deux jeunes filles ont été exclues pendant trois jours.
Mais cette sanction n’a pas arrêté le torrent de haine. Les menaces ont en effet continué sur WhatsApp. Dans un message, l’une des adolescentes condamnées se montre très virulente :
« Si je la croise dans la rue, je l’attrape par les cheveux. Elle a gâché le reste de mon année scolaire. Elle le cherche, elle cherche les ennuis. (…) Tu devrais changer d’école. Si tu fais ça, l’une de nous va se faire renvoyer, et l’autre devrait quitter l’établissement. Pourquoi reste-t-elle ici à embêter tout le monde ? Je te jure que quand je retournerai à l’école et que je la verrai, je ne me tairai pas », peut-on lire.
Des séquelles psychologiques
À la fin du même mois, les parents de la victime et leur fille ont déposé plainte. Sans réelle surprise, cette situation a eu des conséquences sur la santé mentale de la victime. Elle a commencé à souffrir d’anxiété et d’idées suicidaires.
Suivie par un psychiatre et un équipe de psychologues, elle est désormais sous antidépresseurs.
Par la suite, elle a terminé sa scolarité en suivant des cours à distance, avant de changer d’établissement scolaire.
À travers cette condamnation, d'autres victimes pourront peut-être à leur tour se tourner vers la justice pour faire entendre leur voix.
