De prime abord, la prison ne semble pas rimer avec plaisir. Et pourtant. Aux Pays-Bas, des détenues ont désormais le droit de s’acheter des sextoys. Une initiative visant à instaurer un cadre de vie plus sain.
Aux Pays-Bas, les détenues peuvent s’acheter des sextoys
Comme le rapporte RTL Nederland, cette mesure est en réalité une expérimentation sur la santé sexuelle et la sécurité en prison.
Cette expérience a débuté en mai 2026 dans plusieurs établissement pénitentiaires réservés aux femmes et doit durer un an.
Les autorités se sont inspirées d’une étude menée par l’Université de Leyde en 2025. Celle-ci a notamment démontré que la possibilité d’avoir une sexualité saine peut contribuer à améliorer la sécurité et les conditions de vie dans les prisons pour femmes.
D'après les chercheurs, l'interdiction des sextoys empêche les détenues de satisfaire leurs besoins sexuels en toute sécurité.
Ce n’est pas tout. Le personnel médical a constaté que certaines prisonnières fabriquaient elles-mêmes des accessoires pour se donner du plaisir. Cela peut entraîner des problèmes d’hygiène et des infections, comme des mycoses.
« Une sexualité saine contribue à la relaxation, à un meilleur sommeil, à moins de frustration et peut réduire les risques pour la santé liés à l’utilisation d’alternatives non sécurisées », a indiqué l’Administration des établissements pénitentiaires.
Limiter les comportements sexuels inappropriés en prison
Autre point important : les auteurs de l’étude ont souligné que l’autorisation des jouets intimes pourrait contribuer à limiter certains comportements sexuels inappropriés en détention.
Selon les informations de nos confrères, environ 295 détenues, soit 70 % des femmes incarcérées, participent à ce projet.
À noter que les sextoys ne sont pas distribués gratuitement. Les prisonnières peuvent acheter deux modèles précis à leurs frais, au prix coûtant : un jouet à air pulsé ou un godemichet transparent. Enfin, chaque objet est soumis à des règles d’hygiène et de sécurité.
Cette expérimentation sera évaluée une première fois au bout de six mois. Cette évaluation portera sur les conséquences pour le bien-être et la sexualité des prisonnières et sur la sécurité en prison.
Si les résultats sont positifs après un an, cette expérience pourrait être prolongée. Affaire à suivre…
