Une femme de 33 ans est morte après avoir été percutée par une voiture, jeudi 24 septembre 2026, devant son domicile de Salornay-sur-Guye, en Saône-et-Loire. Son mari, témoin de la scène, a ensuite rejoint le conducteur et lui a porté plusieurs coups de cutter. Les faits ont été révélés par Le Journal de Saône-et-Loire.
La jeune femme essayait pour la première fois son vélo électrique, en fin de journée, en compagnie de sa famille. Deux de ses trois enfants, âgés de 8 et 10 ans, étaient présents. Violemment percutée sur la route devant chez elle, elle est décédée sur place malgré l’intervention des secours, selon les informations rapportées par TF1info.
Son mari rejoint le conducteur arrêté à proximité
Après la collision, l’automobiliste, lui aussi âgé d’une trentaine d’années, s’est arrêté non loin du lieu de l’accident. C’est là que le mari de la victime l’a rejoint, selon le récit de l’AFP publié par RTL Infos. Il lui a alors asséné plusieurs coups avec un cutter qu’il avait sur lui.
Grièvement blessé, le conducteur a été transporté en hélicoptère vers le CHU de Dijon. Son pronostic vital n’était pas engagé, a précisé la procureure de la République à Mâcon, Anne-Lise Furstoss. Son état a néanmoins nécessité une opération chirurgicale, puis la poursuite de son hospitalisation.
Catherine Bertrand, maire de Salornay-sur-Guye, a réagi en évoquant la personnalité du mari de la victime :
« Il a eu une réaction que d’autres auraient pu avoir dans ces circonstances. Dans le civil, c’est un garçon sans une once de méchanceté ».
Pour accompagner les proches après ce drame survenu devant les enfants, l’association France Victimes a été saisie en urgence, rapporte TF1info. La prise en charge de la famille s’organise alors que les investigations portent à la fois sur la collision mortelle et sur les violences qui ont suivi.
Des analyses positives à la cocaïne et à la morphine
Concernant les circonstances de l’accident, la procureure a indiqué que l’automobiliste roulait « à une vitesse excessive », selon ses propos à l’AFP. Aucun chiffre précis n’a été communiqué dans les informations rapportées. Le parquet a annoncé l’extraction du calculateur de vitesse du véhicule, parmi les investigations destinées à établir les circonstances de la collision.
Des prélèvements sanguins ont également été réalisés pour rechercher la présence éventuelle d’alcool ou de stupéfiants. Samedi 26 septembre, le parquet de Mâcon a confirmé à l’AFP que les prélèvements effectués sur le conducteur étaient positifs à la cocaïne et à la morphine, comme l’a rapporté RTL. Ce résultat complète les premiers éléments annoncés après l’accident.
À cette même date, l’automobiliste était toujours hospitalisé. D’après les précisions de la procureure relayées par RTL, son état de santé ne permettait pas encore de le placer en garde à vue. L’annonce des résultats toxicologiques n’a donc pas coïncidé avec son placement sous ce régime.
Deux enquêtes distinctes et des conséquences judiciaires à déterminer
Le parquet de Mâcon a ouvert deux enquêtes : la première pour homicide routier, concernant la mort de la cycliste ; la seconde pour violences commises à l’aide ou avec l’usage d’une arme, concernant les coups de cutter. Au 26 septembre, le mari n’avait pas non plus été placé en garde à vue, selon RTL. La procureure indiquait que les investigations se poursuivaient dans ce second dossier.
Pour les violences avec arme, la gravité des blessures entre dans la détermination des peines encourues. Le seuil de huit jours mentionné par le Code pénal concerne l’incapacité totale de travail, appelée ITT, et non la durée d’un arrêt professionnel. Selon le ministère de l’Intérieur, cette notion mesure les difficultés physiques ou psychologiques à accomplir les actes usuels de la vie courante, y compris en dehors d’un emploi.
L’article 222-13 du Code pénal prévoit trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende pour des violences avec arme entraînant une ITT inférieure ou égale à huit jours, ou aucune ITT. Lorsque celle-ci dépasse huit jours, l’article 222-12 prévoit cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende avec cette circonstance aggravante.
Ces montants et durées sont des plafonds légaux dans les hypothèses décrites, pas une peine annoncée contre le mari. Ils ne couvrent pas toutes les qualifications possibles, notamment en cas de séquelles permanentes. À ce stade, les informations communiquées sur l’hospitalisation du conducteur ne permettent pas de déterminer à elles seules l’ITT qui sera retenue.
Sources : RTL, avec les informations de l’AFP et Légifrance
