Mondial 2022 : le geste fort des Iraniens qui refusent de chanter leur hymne national en soutien aux manifestants de leur pays

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L’équipe iranienne a refusé de chanter son hymne national au Qatar. Une manière de soutenir le mouvement de protestation qui secoue actuellement l'Iran.

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Les footballeurs iraniens se sont délibérément abstenus de chanter leur hymne national ce lundi 21 novembre, peu avant leur entrée en lice en Coupe du monde contre l’Angleterre, à Doha (Qatar).

Ce geste fort et symbolique s’adressait bien évidemment aux victimes des manifestations sévèrement réprimées en Iran, ces dernières semaines.

Les footballeurs iraniens affichent leur soutien à leurs compatriotes manifestants en refusant de chanter leur hymne

Chacun des joueurs titulaires est ainsi resté muet, le visage impassible, donnant presque l’impression de défier les autorités.

Même chose sur le banc de touche ou aucun des remplaçants n’a souhaité chanter les paroles de l’hymne de la République islamique.

Seul l’un des membres du staff, présent aux côtés du sélectionneur portugais Carlos Queiroz, l’a fait.

En tribunes, une banderole sur laquelle était écrit un message de soutien aux femmes iraniennes a également été déployée par de supporteurs iraniens avant d’être rapidement retirée.

Les membres de la « Team Melli » (surnom de l’équipe iranienne) avaient déjà refusé de chanter leur hymne le 27 septembre dernier avant un match amical contre le Sénégal (1-1), portant pour l’occasion une parka de couleur noire pour masquer le logo de leur fédération.

La semaine dernière, le capitaine de l’équipe Alireza Jahanbakhsh, qui évolue au Feyenoord Rotterdam aux Pays-Bas, avait déclaré en conférence de presse que les joueurs décideraient collectivement de ne pas chanter cet hymne pour apporter leur soutien aux manifestants iraniens qui protestent depuis deux mois.

Pour rappel, l’Iran est actuellement secoué par une vague de protestation sans précédent après la mort, dans des circonstances troubles le 16 septembre dernier, d’une jeune femme de 22 ans arrêtée par la police des mœurs.

Sévèrement réprimées, les manifestations auraient déjà coûté la vie à au moins 326 personnes selon l’ONG locale Iran Human Rights.

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